Quelques sectes religieuses et leur tradition

La tradition religieuses - Liberté de penser

Liberté de penser.

Quelques Grandes Sectes Religieuses

Religion de l’Égypte antique

La tradition religieuse de l’Égypte antique (du IVe millénaire av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.) repose sur la célébration de l’harmonie (Maât) du monde. Un monde établi depuis sa création par les dieux. Cette célébration est d’abord le fait du pharaon. Mais il est suppléé en cette tâche par le clergé qui vit dans les temples et les entretient. Le peuple, à travers des rites journaliers et des cérémonies régulières, se doit aussi de participer à ce culte. La liturgie égyptienne est marquée par des cérémonies organisées autour de moments de la vie de l’individu (naissance, décès, etc.). ainsi que pour des célébrations vénérant les dieux (fête du Nil). Certains de ces rites se retrouvent dans la tradition chrétienne copte.

Gravure Du dieu Horus et Pharaon

Gravure Du dieu Horus et Pharaon.

Dans le judaïsme

Judaïsme ancien

Jusqu’à la destruction du Temple de Jérusalem en 70 par les troupes de Titus, le judaïsme est la religion nationale. Les habitants de la Judée, ou Judéens, ou Juifs. Cette religion n’admet qu’un dieu unique. Elle est toute entière organisée autour des sacrifices accomplis par ses prêtres au sein du Temple également unique de Jérusalem. Dans la Bible des Septante, et le Nouveau Testament, le mot grec pour liturgie désigne le service du Temple. Il est donc associé au culte du Dieu invisible et aux prières qui lui sont adressées.

Plus encore que d’un seul Dieu, la tradition judaïque d’avant 70 est la religion d’un seul Temple. Il l’est depuis les réformes du roi Josias (640 à 609 avant notre ère), celui de Jérusalem, capitale de la Judée. Le temple est reconstruit en même temps que les murailles de la ville à l’époque perse. Pui il est ensuite re-consacré par les Maccabées suite à « l’abomination de la désolation ». Époque après que le roi grec Antiochus IV a tenté d’helléniser de force la Judée). Il fut somptueusement restauré par Hérode à l’époque de Rome. Le Temple organisait la vie juive, à Jérusalem, en Judée et dans toute la diaspora.

L’importance du temple

Le Temple était au cœur d’un système sacrificiel complexe adapté au système de pureté qui régit l’existence des Juifs. Le sacerdoce des prêtres était généalogique (il ne concernait que les descendants d’Aaron et de Pinhas) et héréditaire.

Sur le plan des idées, l’ère du second temple est d’ailleurs l’une des plus morcelées de l’histoire du judaïsme. Flavius Josèphe, un Juif romanisé raconte la tradition judaïque du premier siècle à son lectorat romain. Il fait état de « quatre philosophies » qui prédominent dans le paysage intellectuel de son temps.

Temple de Jérusalem reconstruit par Hérode

Temple de Jérusalem reconstruit par Hérode.

  • Les pharisiens,
  • Les sadducéens
  • Les esséniens
  • Le mouvement synagogal »

Seuls les pharisiens survécurent à la catastrophe de l’an 70. Depuis lors, leur parti s’identifie au judaïsme. De cette diversification résulte une littérature extrêmement variée qui va des livres des Maccabées au genre apocalyptique. Des Antiquités judaïques aux Antiquités bibliques et du Siracide ou aux écrits retrouvés dans les grottes de Qumran. Il reste également une abondante littérature en langue grecque, principalement représentée par les œuvres de Philon d’Alexandrie.

Judaïsme rabbinique

Ce n’est que sept siècles après la destruction de Jérusalem et de son temple, qu’apparut la première exception, les « karaïtes ». Héritière du pharisaïsme, la classe des rabbins (le mot signifie « maître ») se recrutait dans un large éventail social. Durant près de quatre siècles, cependant, la tradition judaïque de Palestine fut dirigé, politiquement et religieusement, par un « patriarche ». En principe un descendant du roi David.

Le savoir traditionnel a fondé l’autorité des rabbins. Il s’acquérait au cours d’une longue formation. On le transmettait ensuite avec le plus grand zèle. Le centre de la vie juive était désormais l’étude de la Loi.

La tradition religieuses - Étude de la Torah

Étude de la Torah.

La tradition judaïque rabbinique représentant le courant largement majoritaire du judaïsme, il est souvent utilisé comme synonyme de celui-ci. Néanmoins, loin d’être homogène, il comporte trois grandes tendances, qui interprètent différemment la nature de la révélation.

Les instances religieuses dirigeantes restent cependant centrées sur les prêtres. Les rabbins ne sont donc pas des prêtres. Ce sont des spécialistes de la loi religieuse, y compris de la « loi orale ». On y trouve une série de commandements, non inclus dans la Torah écrite. (Torah écrite = première partie de la Bible appelée communément « Ancien Testament »).

Dans le Christianisme

Greffé sur le judaïsme, la tradition christianique a naturellement repris le sens du service public rendu à Dieu. C’est la ré-actualisation de la mort de Jésus-Christ qui s’est laissé « assassiner  » pour racheter les fautes des humains. Cette ré-actualisation est réalisée lors de chaque liturgie eucharistique. Au tout début par des dirigeants chrétiens qui remplacèrent les apôtres à leur mort. Puis, très vite par les évêques qui leur ont succédé et les prêtres.

Cette tradition sacrificielle est issue de la liturgie du Temple de Jérusalem. Jésus est mort sur un poteau et non sur une croix. Terme grec : σταυρόςstauros (grec classique) désigne fondamentalement ‘ un pieu ou un poteau vertical ’). Il est mort au moment où l’on égorgeait les agneaux pour la Pâque Juive de l’époque. Il subsiste aussi de la tradition judaïque, la liturgie de la Parole. C’est l’ensemble des lectures d’une messe ou d’un culte en début de liturgie.

Attardons nous quelques instants sur le poteau appelé à tord la croix…

La vénération de la croix dans la chrétienté !

CRUX est le mot latin qui est utilisé pour parler de l’instrument de supplice sur lequel Christ serait mort le 14 nisan de l’an 33 de notre ère.

Le dictionnaire latin de Lewis et Short, donne pour crux ce sens principal.

“ Arbre, potence ou autres instruments en bois pour l’exécution, auxquels on attachait ou pendait des criminels. ” (A Latin Dictionary, Oxford 1879).

Dans les écrits de Tite-Live, historien romain du Ier siècle de n. è. crux désigne un simple poteau. Ce n’est que plus tard que le terme a pris le sens de “ croix ”.

La mort du Christ sur quoi ?

C’est de ce terme que le mot « croix » est tiré. De fait, pas une représentation de la mort du Christ ne fait abstraction de la croix.

Pas une ?

Si une, et cela s’est passé à Carthagène, en Espagne, il y a plusieurs décennies. Une image de la Semaine sainte représentait Jésus non pas sur une croix, mais sur un simple poteau sans traverse. S’agissait-il d’une erreur ?

En fait c’est le terme “ poteau de supplice ” qui est employé en Mat 27:40 à propos de l’exécution de Jésus au Calvaire. Rien ne permet d’affirmer que le mot grec stauros employé ici désigne une croix au  » Lieu du Crâne » ou Jésus est mort !

Concernant le mot « croix », on peut lire dans une revue spécialisée, « symbole religieux que les païens utilisaient depuis des siècles avant le Christ « .

Croix Celtique

Croix Celtique.

En grec classique le mot stauros désignait tout simplement un poteau, ou un pieu, ou un pilier pour des fondations. Quant au verbe stauroô, il signifiait dresser des pieux, élever une palissade. Les rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes écrivaient en grec (koïnê), et ils utilisèrent « stauros » pour désigner ce même objet. En grec classique on utilise le même terme. C’est-à-dire un simple poteau, ou pieu, (sans traverse d’aucune sorte, horizontale ou non).

Il n’y a pas de preuve du contraire !

Les apôtres Saint Pierre et Saint Paul (ils le sont officiellement à présent !) emploient aussi le mot xulon pour désigner le supplice de Jésus. Il s’agissait donc bien d’un poteau vertical sans traverse, c’est là en effet ce que signifie xulon.

Nous utiliserons une traduction française moderne de la Bible.

(Matthieu 27:40) et disant : “ Ô toi qui voulais démolir le temple et le bâtir en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es un fils de Dieu, descends du poteau de supplice (xulon)!

(Actes 5:30 Le Dieu de nos ancêtres a relevé Jésus, que vous avez tué, le pendant à un poteau (xulon))

(Actes 10:39 Et nous sommes témoins de toutes les choses qu’il a faites dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Mais ils l’ont aussi supprimé en le pendant à un poteau (xulon)

(Actes 13:29 Or, une fois qu’ils ont eu accompli toutes les choses qui étaient écrites à son sujet, ils l’ont descendu du poteau (xulon) …)

(Galates 3:13 Christ, par rachat, nous a libérés de la malédiction … parce qu’il est écrit : “ Maudit est tout homme pendu à un poteau (xulon))

(1 Pierre 2:24 Il a porté lui-même nos péchés dans son propre corps sur le poteau (xulon), …).

La septante

Dans la traduction grecque LXX (Septante) de la partie hébraïque de la Bible, on trouve xulon en Esdras ou Ezra 6:11.

Et par moi, ordre a été donné . Quant à quiconque violera ce décret, une pièce de bois (xulon) sera arrachée de sa maison…Et il sera attaché dessus et sa maison sera transformée en latrines publiques, à cause de cela.

Le terme désigne une poutre à laquelle on devait pendre le transgresseur de la loi, comme en Actes 5:30 et 10:39 cité plus haut). À propos de la signification de stauros, voici ce que dit un livre. Ce livre c’est (Vine’s Complete Expository Dictionary of Old and New Testament Words – Nashville 1985, p. 138).

“ Stauros (σταυρός,) désigne fondamentalement ‘ un pieu ou un poteau vertical ’. Selon la tradition, on y clouait des malfaiteurs. Le nom comme le verbe stauroô, qui signifie ‘ fixer à un pieu ou à un poteau ’. Ils sont à distinguer, quant à l’origine, de la ‘ croix ’ ecclésiastique composée de deux pièces de bois.

 

La tradition religieuses - Mitre croix de jerusalem

Mitre avec croix de Jérusalem.

Mais d’où vient la croix ?

La forme de cette croix de la tradition christianistique avait son origine dans l’antique Chaldée. On l’utilisait comme symbole du dieu Tammouz (elle avait l’aspect du Tau mystique, la première lettre de son nom). Elle était utilisée dans ce pays et dans les pays limitrophes, y compris l’Égypte.

Vers le milieu du IIIe siècle ap. J.-C., les Églises s’étaient bien écartées des doctrines de la foi chrétienne. Elles les avaient travesties sous un monceau de pratiques païennes. Elle essayait d’accroître le prestige du système ecclésiastique apostat. Pour cela les Églises admettaient en leur sein des païens qui n’avaient pas été régénérés par la foi. Elle leur permettaient dans une large mesure de conserver leurs signes et symboles païens.

C’est ainsi que fut adopté, pour représenter la ‘ croix ’ de Christ, le Tau ou T, sous la forme la plus fréquente. C’est-à-dire avec la barre transversale abaissée.

En latin

En latin, on appelait crux simplex un simple poteau sur lequel on attachait un criminel. Dans son ouvrage (De cruce libri tres Anvers 1606, p. 19), Juste Lipse (1547-1606) représente cet instrument de supplice, il ne le décrit pas sous la forme d’une croix.
Voici ce que l’on peut lire dans le livre de H. Fulda (Das Kreuz und Die Kreuzigung [La croix et la crucifixion], Breslau 1878, p. 109) :

Il n’y avait pas toujours des arbres aux endroits choisis pour l’exécution publique. On enfonçait alors une simple poutre dans le sol. On y attachait les hors-la-loi en leur liant ou en leur clouant les mains au-dessus de la tête et bien souvent aussi les pieds.

Après avoir avancé de nombreuses preuves, H. Fulda conclut aux p. 219 et 220.

Représentation d’une exécution romaine trouvée a Halicarnassus.

Jésus est mort sur un simple poteau d’exécution : À l’appui de cette affirmation on peut invoquer : l’usage habituel à l’époque, de ce moyen d’exécution en Orient, indirectement le récit même des souffrances de Jésus et de nombreuses déclarations des premiers Pères de l’Église. ”

En grec

Dans son ouvrage (Die Geschichte Jesu [L’histoire de Jésus], Tübingen 1904, vol. II, p. 386-394), P. Schmidt, ancien professeur à l’université de Bâle, se penche sur le terme grec stauros. Voici ce qu’il dit à la p. 386 de son livre :

“ σταυρός [stauros] désigne tout poteau ou tronc d’arbre dressé verticalement. ”

Sur l’exécution de Jésus, P. Schmidt écrit ceci aux p. 387 à 389 :

« Outre la flagellation, selon les récits des Évangiles, il n’y a que la plus simple forme de crucifixion romaine qui entre en ligne de compte pour le châtiment infligé à Jésus : on a pendu le corps nu à un poteau que Jésus, ne l’oublions pas, a dû porter ou traîner jusqu’au lieu d’exécution pour que le châtiment soit encore plus déshonorant (…). Ce ne pouvait être qu’une simple mise au poteau et rien d’autre, car il s’agissait souvent d’une exécution en masse : 2 000 en même temp »

par Varus Josèphe, Antiquités judaïques, XVII, X, 10], par Quadratus [Guerre des Juifs, II, 241], par le procurateur Félix [Guerre des Juifs]

Il ne viendrait à l’idée de personne de vénérer ou d’adorer le pistolet qui aurait servi à donner la mort à quelqu’un de sa famille.

Pourtant…

C’est ce que font des millions de soit-disant chrétiens !

« Ils vénèrent la croix qu’ils présupposent avoir été l’instrument qui a précipité la mort du Christ ! »

Dans l’islam

La tradition religieuses - Des fidèles en prière.

Des fidèles en prière.

Dans la tradition islamique, l’office religieux correspond aux cinq prières quotidiennes à la mosquée (Fajr, D’Ohre, Asr, Maghreb et ‘isha), les vendredi, un office rassemble tous les musulmans la Joumouha au zénith du soleil. Il comporte un prêche (khotba) et une prière de deux rakhas.
Les fidèles, sereins exécutent la prière derrière l’imam ou le plus savant des fidèles présents qui dirige la prière. Chaque prière est constituée de plusieurs rakhas (unités de prière), elles-mêmes constituées d’une lecture de versets coraniques dont l’ouverture (Al-Fatiha) qui précède tout autre verset et des prosternations dos courbé puis face contre le sol en signe de soumission à Dieu (Allah). La validité d’une prière est soumise à des impératifs codifiés.

Notamment le fidèle doit être en état de pureté, il doit avoir effectué préalablement des ablutions et ne pas les avoir rompues.
Pendant le mois sacré de Ramadan, des prières s’ajoutent après la cinquième prière de la journée, le Coran est ainsi récité dans son intégralité au cours du mois à l’occasion de ces prières nocturnes.

Deux courants

L’islam est divisé en deux courants principaux: les chiites et les sunnites. Néanmoins, chacune de ces tendances se subdivise en branches multiples. Quatre-vingt-trois pour cent des musulmans sont sunnites, et 15 % chiites. La secte sunnite Aḥmadiyya, elle, a vu le jour en Inde à la fin du XIXe siècle, lorsque Mîrzâ Ghulâm Aḥmad, qui se proclamait lui-même prophète, affirma être tout à la fois une manifestation de Muḥammad, Jésus dans sa seconde venue et une incarnation de l’hindou Krishna. Il enseigna que Jésus avait échappé à la mort au Golgotha et qu’il s’était alors enfui en Inde, où il était demeuré actif jusqu’à sa mort à l’âge de 120 ans.

Voilà, vous avez eu un tout petit « palmarès » des croyances soutenues par une tradition spécifique à chacune d’elle. Où se mêle « un peu de christianisme  » et beaucoup d’enseignements ou traditions païennes.

Sont-elles sanctifiées par le fait d’avoir été accepté par les autorités religieuses de chacune de ces sectes ?

Je ne pense pas que ce soit suffisant pour rendre une tradition païennes « pure » face à l’enseignement du Christ ! N’oublions pas que les chrétiens du premier siècle ont donnés leur vie dans les arènes des cirques Romains, parce qu’ils ne voulaient pas transiger avec leurs croyances ?

Je ne fais qu’exprimer les revendications de milliers de croyants de notre époque moderne, qui ont désertés les bancs des églises. Et qui ne savent plus ou se tourner pour assouvir ce besoin de croyances religieuses, inscrit dans les tréfonds de leur mémoire génétique individuelle. Un besoin tellement fort, tellement irrésistible que personne, jamais, ne pourra calmer la révolte qui gronde !

EdN.