Le stress

Y-a-t-il un bon et un mauvais stress ?

 

Le bon stress nous fait grandir

Le bon stress nous fait grandir.

Un terme très à la mode

Le mot stress a été inventé par le docteur Hans Selye, au milieu du vingtième siècle. Appelé encore « syndrome d’adaptation » c’est l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un évènement donné, par exemple un « traumatisme ». 

Confronté à un stimulus ou à un danger quelconque l’organisme réagit par la mise en circulation d’hormones Corticosurrénales en particulier la noradrénaline. Ce système met en alertes les principales fonctions et permet ainsi une réaction rapide face au danger. Comme ce mécanisme aide la personne à faire front, on pourrait appeler cela « le bon stress » car il est salutaire pour l’individu en danger. Je dis bien « pour l’individu en danger« , donc si l’ampleur ou la durée de l’évènement stressant ne dépasse pas les capacités de réponse normales, les conséquences en seront positives.

Le bon stress existe-t-il vraiment ?

Certains psychologues le considèreront toujours comme mauvais, alors que d’autres sont persuadés de l’existence d’un stress positif.  C’est notamment l’avis de Gérard Ouimet, professeur agrégé en psychologie organisationnelle à HEC Montréal, qui assure que le bon stress existe et que « le stress n’est pas une maladie, il affirme lui aussi que le stress est une réaction d’adaptation de l’organisme à une situation stressante. 

C’est la perception de l’individu qui fait que le stress est positif ou négatif. Par exemple, un gardien de but qui aime être mis au défi, pour lui, c’est un stress positif que de recevoir beaucoup de tirs ».

Par définition, le stress exprime une adaptation naturelle de l’organisme face à une situation d’agression. Le stress est donc le signe d’une accommodation du corps aux modifications environnementales. À petite dose, il peut améliorer les capacités d’adaptation aux situations agressives.

C’est à cela que s’intéresse votre supérieur hiérarchique, mais il occulte complètement le fait qu’on ne peut utiliser un dispositif d’urgence pour en faire un fonctionnement habituel. En effet ce formidable système d’adaptation fini par s’épuiser et ses conséquences deviennent alors néfastes.

Quand il est néfaste

Le stress provoque des troubles - Irritabilité Insomnie Maux de tête.

Le stress provoque des troubles – Irritabilité Insomnie Maux de tête.

Ainsi apparaissent des troubles tels que l’irritabilité, l’insomnie, les maux de tête, la difficulté à se concentrer, les troubles de mémoires, mais aussi des hypertensions ou encore des troubles cardiaques. C’est le signe qu’on a dépassé la limite, et que des dommages sont en train de se produire. On peut alors parler de « stress négatif », qui devient un vrai risque pour la santé lorsqu’il s’installe dans la durée. Il n’est donc pas question d’utiliser le stress d’une manière chronique et habituel pour augmenter ses performances. Cela se terminera toujours en catastrophe !

Ceci-dit la vie est pleine de facteurs stressants, au travail particulièrement, et c’est d’ailleurs ce qui motive la question contenue dans le titre de cet article. Si certaines personnes sont mieux armées que d’autres pour répondre à des exigences élevées. Il faut bien avouer qu’il est de plus en plus difficile de travailler sans stress car toutes les entreprises réclament de plus en plus de performances de leurs collaborateurs. La pression permanente pour atteindre les objectifs imposés par la hiérarchie et par le marché, l’absence de marge de manœuvre, dans l’exécution des tâches, les exigences inadéquates du management, le manque de soutien des collègues et de l’encadrement, les violences physiques ou psychologiques sont autant de facteurs de stress professionnel.

Alors, comment minimiser les effets ?

D’abord quand il vous est possible de choisir entre deux activités, prenez celle qui génère le moins de stress, même si elle moins rémunératrice. A la longue vous vous y retrouverez largement. Ensuite, respectez ou faites respecter les périodes de pose prévues par la loi en fonction de l’activité professionnelle, et si cela ne suffit pas, compensez dans votre vie personnelle. Faites du sport, Mais je vous en prie, il vaut mieux renoncer à certains sports qui sont pourvoyeur d’adrénaline, on ne peut pas vraiment lutter contre le stress par des décharges brutales d’adrénaline comme l’ont proposé certaines sociétés à leurs cadres avec des séminaires de sauts à l’élastique. Même si c’est très banal, un des meilleurs sports pour la santé c’est tout simplement « la marche à pied ».

Tout ce qui peut contrer l’agitation ambiante vous sera bénéfique. Essayez donc de prendre de vraies vacances ou de vrais loisirs, privilégiez les endroits calmes, Une plage bondée au mois d’aout est rarement un lieu de ressourcement. Vous pouvez avoir l’impression de vous y détendre, mais il faut savoir que le bruit et l’agitation entraînent la production des hormones du stress et sont donc néfastes à long terme pour l’organisme. Et si pour vous le silence est un facteur d’angoisse ou de stress privilégiez alors l’écoute d’une musique douce plutôt qu’une musique forte et rythmée. Mais c’est à vous de trouver ce qui est le plus adapté à votre cas.

En conclusion, et pour mieux vivre, il faut garder le stress dans sa fonction première, de défense de l’individu en danger, c’est cela et uniquement cela que l’on appelle le bon stress.

EdN.