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Histoire

L’histoire est souvent écrit avec la première lettre majuscule. C’est l’étude et l’écriture des faits et des événements passés quelles que soient leur variété et leur complexité. L’histoire est également une science. On désigne aussi couramment sous le terme d’histoire (par synecdoque) le passé lui-même. C’est un récit écrit par lequel des hommes et des femmes s’efforcent de faire connaître les temps révolus. On les appelle des historiens et des historiennes. Ces tentatives sont censées être élaborées à partir de sources plutôt que guidées par la spéculation ou l’idéologie.

Au cours des siècles, les historiens ont façonné leurs méthodes ainsi que les champs d’intervention. Ils réévaluaient en permanence leurs sources, leur origine et leur exploitation. La discipline universitaire d’étude et écriture de l’histoire, y comprise la critique des méthodes, est l’historiographie. Elle s’appuie sur diverses sciences auxiliaires complétant selon les travaux menés la compétence générale de l’historien. C’est malgré tout une construction humaine, inévitablement inscrite dans son époque.

Étymologie

Le mot « histoire » vient du grec ancien historia, signifiant « enquête », « connaissance acquise par l’enquête ». Lui-même vient du terme ἵστωρ, hístōr signifiant « sagesse », « témoin » ou « juge ». Il a pour origine les Enquêtes (Ἱστορίαι / Historíai en grec) d’Hérodote. Littéralement, le mot ionien Historíai signifie « recherches, explorations ». Il dérive selon toute vraisemblance de la racine indo-européenne *wid- qui signifie voir, ou savoir pour avoir vu.

Le mot est introduit en français au début du XIIe siècle avec le sens de « relation des événements marquants d’une vie ou d’un règne ». Il prend aussi le sens général d’histoire (au sens de récit). Polysémie qu’il a conservé jusqu’à ce jour en français comme en allemand. C’est à partir du XIIIe siècle que le terme commence à recouvrir le sens de « récit historique ». Comme peut en témoigner l’usage qu’en fait Brunetto Latini dans son Livre dou Trésor,  On peut noter qu’au Moyen Âge, la forme ordinairement employée du mot était Estoire. Ce n’est qu’à partir de la Renaissance que l’on reviendra à la graphie antique.

Le mot connaît de nombreuses dérivations. L’année 1213 voit ainsi la première occurrence des termes d’historien et d’historiographe (emprunt au latin historiographus). Le verbe désuet Historier apparaissant au XIVe siècle, et l’adjectif historique survenant en 1447). Emprunt du latin Historicus, lui-même emprunt du grec historikos. Le diminutif historiette remonte à 1657 (premier emploi par Tallemant des Réaux dans le titre d’un de ses ouvrages). Le vocabulaire savant du XVIIIe et du XIXe siècle permet ensuite l’apparition d’un vocabulaire plus spécialisé. C’est ainsi que vont apparaitre les mots préhistoire (en 1872) et anhistorique.

L’histoire des dinosaures

Des dinosaures

Plusieurs types de dinosaures.

Qu’est-il arrivé aux dinosaures ?

Il y a 252 millions d’années, 95 % des espèces marines et 70 % des espèces vivant sur les continents ont été exterminées. En cause un évènement dont la nature exacte fait encore débat. Celui-ci a mis fin au Permien et au Paléozoïque. Il a aussi fait débuter le Trias, période marquée par la montée en puissance des dinosaures.

Les plus anciens dinosaures connus par des fossiles sont des carnivores âgés de 225 à 230 millions d’années. Le dinosaure Eoraptor et Herrerasaurus fut découverts dans la formation d’Ischigualasto, en Argentine. Les dinosaures descendraient des archosaures. Un taxon qui a également donné naissance aux ptérosaures, aujourd’hui éteints, et aux crocodiles. Peu de choses sont connues sur ces terribles reptiles. La date de leur apparition pourrait remonter au Trias moyen, voici 235 à 245 millions d’années.

Une équipe internationale de paléontologues et géologues vient pourtant de faire progresser le débat sur cette question. Ils ont daté plus précisément la célèbre formation Chañares, en Argentine.

La formation Chañares

La formation Chañares se situe juste sous celle d’Ischigualasto. Elle est largement constituée par des dépôts sédimentaires associés à des rivières et des lacs. On peut l’observer dans la province de La Rioja, au nord-ouest de l’Argentine. Épaisse d’environ 75 mètres, elle fait partie d’un bassin sédimentaire permettant d’étudier facilement des centaines de mètres de dépôts. Elle constitue ainsi une mémoire fidèle de ce qui s’est passé au Trias. Elle couvre une période de temps où les dinosaures n’existaient pas encore jusqu’à celle où ils dominaient l’écosystème.

Les badlands de la formation Chañares.

La formation Chañares ne contient pas de fossiles ou squelettes de dinosaures. Elle renferme en revanche une grande variété d’espèces cousines semblant être apparues au Trias. Sa datation précise pouvait donc permettre, a priori, de mieux connaître la date d’apparition probable des premiers dinosaures. Cette date déduite des fossiles de la formation d’Ischigualasto.

Les chercheurs ont ainsi voulu encadrer l’âge probable de la formation Chañares en datant les couches en bas et en haut. Les résultats obtenus ont été étonnants. Les plus vieux zircons sont âgés de 236 millions d’années et les plus jeunes de 234 millions d’années tout au plus. Les dinosaures semblent donc avoir fait leur apparition très rapidement.

La théorie de l’extinction brutale

Ces dernières années, une théorie a été formulée par deux chercheurs, père et fils, Luis et Walter Alvarez. Walter Alvarez a fait une découverte à proximité de la ville de Gubbio, dans le centre de l’Italie. Une « curieuse couche d’argile rouge, très fine, prise en sandwich entre deux couches sédimentaires ». La couche inférieure contenait de nombreux fossiles et la couche supérieure presque pas. Les géologues en ont déduit qu’il y avait eu disparition soudaine de la vie. Ils en vinrent à la conclusion que la mince couche d’argile avait quelque rapport avec le phénomène.

Walter Alvarez et Robert Depalma

Walter Alvarez et Robert Depalma.

Iridium

Des analyses de l’argile ont révélé une concentration en Iridium (un métal) 30 fois supérieure à la normale. Or, on savait qu’une concentration aussi élevée de cet élément rare ne pouvait avoir que deux origines.

  • le centre de la terre
  • ou l’espace.

Les chercheurs en ont conclu que le dépôt d’iridium devait provenir d’un choc entre la terre et un énorme astéroïde. Cette collision aurait causé la brutale extinction des dinosaures.
Après la découverte à Gubbio de cette argile riche en iridium, des dépôts similaires ont été trouvés dans le monde. L’hypothèse de l’astéroïde s’en est-elle trouvée corroborée ? Certains scientifiques restent sceptiques.

Cependant, comme le signale le livre « L’énigme des dinosaures« , la théorie des Alvarez a apporté un “nouveau ferment à l’étude de l’extinction et de l’évolution”. Par ailleurs, le paléontologue Stephen Gould a reconnu qu’elle pouvait amoindrir “l’importance de la compétition entre les espèces”.
À propos de la disparition apparemment soudaine des dinosaures, un écrivain scientifique fait cet aveu:

Elles pourraient ébranler les fondements de la biologie évolutionniste et remettre en question le concept actuel de la sélection naturelle.

Collision terre asteroide

Collision terre asteroide.

Apparitions Soudaines

Selon David Jablonski, de l’université d’Arizona, ‘pour quantité de plantes et d’animaux, l’extinction intervint brutalement et, pour une raison ou pour une autre, de façon spéciale. Les disparitions massives ne tiennent pas simplement à l’accumulation du nombre des victimes. Un phénomène inhabituel a dû se produire’. Tout aussi brutale a été l’apparition de ces formes de vie. La revue « Pour la science » déclare à ce sujet: “L’apparition soudaine de ces deux sous-ordres [de ptérosaures] sans précurseur annonciateur connu est un phénomène assez courant en paléontologie.” C’est également le cas des dinosaures. Leur apparition et leur disparition relativement soudaines sont incompatibles avec l’idée communément admise selon laquelle l’évolution se serait faite lentement.

L’âge des dinosaures

Puisque les ossements de dinosaures sont systématiquement retrouvés dans des couches géologiques inférieures à celles renfermant les fossiles humains, beaucoup en déduisent qu’ils datent d’une époque antérieure. Les géologues appellent cette époque ère mésozoïque, qu’ils divisent en trois périodes, le :

  • Crétacé.
  • Jurassique.
  • Trias.

L’échelle de temps utilisée pour ces périodes est de l’ordre de la dizaine de millions d’années. Mais cette échelle a-t-elle été établie avec certitude?
L’une des méthodes utilisées pour déterminer l’âge des fossiles porte le nom de « datation au radiocarbone » (carbone 14). Ce procédé mesure la vitesse de désintégration du carbone radioactif à partir de l’instant où l’organisme étudié a cessé de vivre. “Une fois mort, explique le livre « Science et technologie illustrées«  (angl.), un organisme n’absorbe plus le gaz carbonique de l’air, et la proportion des isotopes décroît avec le temps au fur et à mesure que se poursuit la désintégration des radioéléments.”

Des lacunes

Toutefois, le système présente de graves lacunes.

  • Tout d’abord, pour un fossile daté de 50 000 ans environ, le taux de radioactivité est tombé si bas que sa mesure devient extrêmement délicate.
  • Ensuite, même chez les spécimens les plus récents, ce taux est tellement bas qu’il est, là encore, très difficile de faire une mesure précise.
  • Enfin, si l’on sait mesurer la vitesse actuelle de formation du radiocarbone, on est en revanche incapable de savoir quelle était la concentration du carbone en ces temps éloignés.
 Dinosaure herbivore Stégosaure

Dinosaure herbivore Stégosaure.

Ainsi, qu’ils utilisent la méthode au radiocarbone pour dater les fossiles, ou bien d’autres méthodes comme celles faisant intervenir le potassium, l’uranium ou le thorium radioactifs pour dater les roches, les scientifiques n’ont aucun moyen de déterminer la concentration de chacun de ces éléments aux époques de référence.

Ce que Melvin Cook, professeur de métallurgie, confirme en ces termes:

Nous ne pouvons émettre que des conjectures sur la concentration [des radioéléments], et il s’ensuit que les datations ainsi obtenues ne sont jamais que des conjectures.

Incidence du déluge

Il serait normal, en particulier, qu’il y ait eu des variations si l’on considère que le déluge qui s’est abattu au temps de Noé, voilà plus de 4 300 ans, a modifié profondément la terre et l’atmosphère.
La déclaration suivante, que l’on doit à deux géologues du Dartmouth College, Charles Officer et Charles Drake, permet de douter un peu plus encore de la précision des méthodes de datation faisant intervenir la radioactivité:

Nous sommes arrivés à la conclusion que l’iridium et les éléments qui lui sont associés ne se sont pas déposés instantanément (…), mais qu’ils ont plutôt été apportés en énorme quantité et de façon discontinue au cours d’une période géologique relativement courte comprise entre 10 000 et 100 000 ans.

Selon eux, le morcellement et la dérive des continents ont provoqué des perturbations sur tout le globe, causant des éruptions volcaniques qui ont voilé la lumière du soleil et pollué l’atmosphère. Il est certain que des événements d’une telle ampleur ont pu modifier la concentration des radioéléments, et fausser ainsi les résultats fournis par les horloges radioactives de la science moderne.

Les dinosaures et le récit de la Genèse

Spinosaurus Aegyptiacus - un dinosaure aquatique

Spinosaurus Aegyptiacus – un dinosaure aquatique.

La méthode de datation basée sur la radioactivité des éléments a beau être une innovation, elle n’en repose pas moins sur la spéculation et la supposition.

En contraste, dans le premier chapitre de la Genèse, la Bible énonce en termes simples l’ordre général dans lequel se serait effectuée la création de l’univers et de la terre. Étant d’ascendance Judéo-chrétienne, pour nous, la Bible a de l’importance, que nous soyons croyant ou non. Les principes directeurs de notre « code civil » tirent leurs origines des « Dix commandements » inscrits dans le deuxième livre de la Bible, l’Exode. Nous sommes, ou nos ancêtres l’ont été avant nous, des chrétiens, que nous le voulions ou pas.

Rien ne s’y oppose

Rien dans les pages du récit de la genèse ne s’oppose à ce que la formation de la terre ait demandé des milliards d’années, ni à ce que son aménagement en vue d’en faire l’habitation des hommes se soit étalé sur de nombreux millénaires, que les Écritures Saintes divisent en six “jours”, ou périodes de création. (Ce serait faire preuve de naïveté de croire qu’il s’agit de jours solaires de 24 heures)
Certains dinosaures (et ptérosaures) peuvent effectivement avoir été créés lors de la cinquième période dont parle le livre de la Genèse, celle au cours de laquelle Dieu aurait fait “les créatures volantes” et “les grands monstres marins”.

Les grands monstres marins

Peut-être d’autres types de dinosaures ont-ils été créés lors de la sixième période. Leur appétit phénoménal conjugué à leur grande variété aurait été bien utile compte tenu de l’abondante végétation qui couvrait, semble-t-il, la terre à leur époque.

Monstre marin

Monstre marin.

(Genèse 1:20-24 Et Dieu dit encore : “ 20 Que les eaux pullulent d’un pullulement d’âmes vivantes et que des créatures volantes volent au-dessus de la terre sur la face de l’étendue des cieux. ” 21 Et Dieu se mit à créer les grands monstres marins et toute âme vivante qui se meut, dont les eaux pullulèrent selon leurs espèces, et toute créature volante ailée selon son espèce. Et Dieu vit que [c’était] bon…

La fin des dinosaures

Lorsque les dinosaures eurent rempli leur mission, Dieu aurait purement et simplement pu mettre fin à leur existence. Quand ? Comment s’y prit-il ?

La Bible ne dit rien à ce sujet. Toutefois, nous pourrions envisager que les dinosaures aient été créés par le Dieu de la Bible dans un dessein précis, même si ce dessein nous échappe en partie aujourd’hui. Les dinosaures ne furent ni une erreur ni le produit de l’évolution. Ils ont bel et bien existé ! Le fait qu’ils soient apparus soudainement dans les registres fossiles, sans rien qui les relie à des fossiles plus anciens, et qu’ils en aient disparu tout aussi brutalement, s’oppose à ce qu’ils aient évolué lentement pendant des millions d’années. Le témoignage des fossiles ne confirme donc pas la théorie de l’évolution. Il serait plutôt conforme à ce que la Bible dit des actes créateurs dont il y est fait mention.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas adepte de la théorie de l’évolution. Qui reste d’ailleurs toujours une théorie puisqu’elle n’a jamais été prouvée en laboratoire.

EdN.

Histoire

Histoire - Groupe monophyletique

Groupe monophylétique.

Histoire des humains ou la monophylie

Quelles sont les origines des humains ? Existe t-il une Histoire fiable nous donnant une explication claire. Nos croyances, en partie influencée par notre culture judéo-chrétienne nous disent que nous avons été créés. Les historiens nous disent que nous sommes le fruit d’une lente évolution. Que notre espèce est un groupe monophylétique. Sur quoi se basent-il ?

De nombreuses théories

La monophylie (ou plus rarement l’holophylie ou encore la monophylie stricte), du grec μόνος (monos) « seul » et φῦλον (phulon) « tribu », est la caractéristique d’un groupe qui contient l’espèce souche dont descendent tous ses membres. Un groupe monophylétique est appelé aussi un clade.

La monophylie au sens le plus popularisé et aujourd’hui majoritairement utilisé a été définie par Willi Hennig. Un groupe monophylétique désigne un ensemble de taxons partageant une synapomorphie. C’est-à-dire le groupe regroupant une espèce ancestrale unique ainsi que la totalité de ses descendants.

De nos jours, il y a impossibilité à trouver une Histoire fiable de l’homme. De nombreuses théories sont présentées. Elles rendent cohérentes les constatations des biologistes sur la faune et sur ses origines. Mais rien ne vient conforter ces théories.

Histoire - La monophylie vue par Willi Hennig

Willi Hennig.

La monophylie au cœur de la biologie moderne

Le concept de monophylie se trouve au cœur de la biologie moderne. Malgré de nombreux efforts pendant de nombreuses années, d’importantes questions restent sans réponse. Que ce soit sur le concept lui-même que sur ses diverses applications.

4 applications

    1. Est-il possible de définir de manière opérationnelle monophysaire, les structures des génomes. Définir les niveaux des catégories phylogénétiques les plus élevées (règnes, phyla, classes) ?
    2. Les structures mosaïques et chimériques des génomes peuvent-elles être suffisamment importantes. En tant que facteurs de la physiogenèse ? Pour se rendre compte des situations dans lesquelles ce concept pourrait ne pas s’appliquer ?
    3. Dans cette Histoire de la vie sur terre, y a-t-il eu d’importants groupes d’organismes ayant probablement des origines polyphylétiques ? Ou y a-t-il eu plutôt des monophylétiques ?
    4. La recherche d’origines monophylétiques de clades conduit-elle à une réduction des options acceptables pour le développement de scénarios évolutionnaires. Et parfois même à une omission de considérer des types moins classiques de données au détriment de la compréhension biologique ?

Introduction

La théorie d’une histoire commune (concept de la monophylie des groupes d’organismes) en est un élément fondamental. Il s’avère presque universellement accepté par la biologie moderne. Le stade actuel, du développement conceptuel du nouveau champ de la génomique évolutionnaire comprend des cadres monophylétiques. On y trouve en mode par défaut:

  • Henikoff 1997.
  • Tatusov 1997.

L’identification et la caractérisation de groupes monophylétiques d’organismes sont une préoccupation majeure des chercheurs. Ils travaillent dans les domaines de la systématique évolutionnaire et physiologique. Les approches cladistes de la classification sont des entreprises qui ont construit l’idée d’origines monophylétiques de groupes d’organismes.  Jusqu’à et y compris l’Arbre universel de vie pour tous les organismes.

  • Forey 1992.
  • Runnegar 1992.
  • Panchen 1992.
  • Benton 1995.
  • Nielsen 1995.
  • Baldauf 1996.
  • Doolittle 1996.
  • Huelsenbeck 1996.
  • Wray 1996.
  • Hillis1997.
  • Huelsenbeck.
  • Rannala 1997.
  • Kenrick et Crane 1997.
  • Maley et Marshall 1998.

Des travaux récents sur l’invasion des terres par les organismes (Gordon et Olson 1995) ont soulevé une question. Il s’agit de la mesure dans laquelle cet engagement au concept de la monophylie est souhaitable théoriquement ou pratiquement.

Des questions non résolues

Il peut s’agir de compromis et d’arbitrages sérieux qui ne s’explique généralement pas. Ils s’avèrent souvent peu visibles et ils ont le potentiel d’avoir un impact négatif sur les processus de la recherche évolutive. Ils peuvent même produire des conclusions erronées. Il reste d’importantes questions non résolues en ce qui concerne les définitions opérationnelles du terme. Celles-ci semblent les plus apparentes. Que ce soit au niveau du génomes des organismes qu’au niveau des catégories les plus élevées (royaumes, phyla, classes). Il existe de multiples nouvelles sources de données. Il y a également un nombre suffisant de cas clairs dans lesquels les interprétations monophylétiques ne font pas l’unanimité. Dans certains cas elles s’avèrent aussi intenables. Par conséquent, le moment se trouve bien choisi pour réévaluer ce que nous entendons par bymonophilie. Certaines situations rendent l’applicabilité du concept manifestement impossible.

Bymonophilie

  1. On fait actuellement une réévaluation des principales caractéristiques du concept et de certaines de ses applications. Des résultats de recherche récents font qu’il semble improbable qu’il ait pu exister des formes basales uniques. Et cela pour nombre des catégories les plus élevées de différenciation évolutive (règnes, phylums, classes). L’arbre de vie universel a probablement de nombreuses racines. Les faits contribuant à cette perception incluent les occurrences phylogénétiquement étendues de:
    1. Transferts horizontaux de plasmides.
    2. De génomes viraux et de transposons.
    3. Duplications génomiques multiples.
    4. L’existence et les propriétés d’un grand nombre de familles de gènes et de familles de protéines.
    5. Plusieurs symbioses.
    6. Hybridations à grande échelle.
    7. homoplasys multiples.
  2. Ensuite, les justifications sont réévaluées pour l’application de cadres monophylétiques à deux développements évolutifs majeurs. Elles sont en général interprétés comme ayant été monophylétiques :
    1. Les origines de la vie.
    2. Et celles des tétrapodes des vertébrés.
  3. Dans les deux cas, les hypothèses polyphylétiques sont aussi plus probables que les hypothèses monophylétiques. Les réponses principales aux quatre questions posées ci-dessus sont donc les suivantes:
    1. Probablement pas,
    2. Oui,
    3. De nouveau oui
    4. Et oui.

Histoire - ERICK de NOAILLES

L’origine de la croix gammée !

Swastika Nazi

Swastika Nazi.

La croix gammée

(D’un correspondant en Autriche)

Une croix gammée orne l’entrée du temple Lakshmi Marayan à New Delhi en l’Indonésie. Comment cela est-il possible quand on sait que la construction de ce temple a commencé en 1933, et a pris près de 6 ans ? C’est à dire avant la popularisation de ce motif nazi.

Lakshmi Narayan - Temple-delhi Croix gammées sur la façade

Temple Delhi Lakshmi Narayan – Croix gammées sur la façade.

 

Celui-ci figure aussi sur les poids des Ashantis, peuple africain, et sur les chaînes magiques des Indiens nord-américains. On le remarque également sur une représentation des empreintes des pas de Bouddha. Hitler en fit l’emblème du Troisième Reich. Nous parlons de la croix gammée ou le svastika.
Ce terme sanscrit, qui signifie “de bon augure”, dérive du mot svasti (salut).

Où Hitler l’a-t-il vue pour la première fois ?

Dans son livre Mein Kampf, Hitler dit qu’il présenta le drapeau à croix gammée au public pour la première fois en été 1920. Lui et ses intimes s’enthousiasmèrent pour ce nouveau drapeau orné d’un symbole ancien. Il écrivit :

Il a eu l’effet d’une bombe.

Adolf Hitler

Adolf Hitler.

Ce fut pendant son enfance, près de l’abbaye bénédictine de Lambach, qu’il a fait connaissance avec ce symbole. Il fut enfant de chœur dans cette abbaye et y habita même au cours de l’hiver 1897-1898. La date de 1860 et une croix gammée sont sculptées sur le mur au-dessus d’une grotte dans la cour.

Ce symbole a-t-il fait impression ?

Les opinions à ce sujet sont divergentes. Cependant, dans l’ouvrage « Le pays et l’époque de la jeunesse d’Adolf Hitler », on peut lire ce qui suit concernant l’abbaye de Lambach.

Ce fut ici que Hitler vit pour la première fois une croix gammée. (…) Il se peut que plus tard il ait été poussé par des mobiles tout à fait différents à adopter cet emblème. Mais on ne peut nier qu’il ait passé une partie de son enfance sous le signe de la croix gammée. — Pages 14 à 16.
Dans son ouvrage « Oberdonau, Le haut Danube, patrie du Führer », Robert Lenk écrit.

Adolf Hitler, a vu le symbole angulaire du disque solaire pour la première fois sur l’écu ornant la voûte de Lambach.(Page 12).

Dans le même livre, l’auteur nomme six églises rurales de la région très catholique de Mühlviertel, en Haute-Autriche. Elles portent toutes le symbole de la croix gammée. — Page 42.

En outre, les armes de l’abbé Theoderich Hagn portent “une croix gammée or aux branches coudées à angle droit…

Armes de l'abbé Theoderich Hagn

Armes de l’abbé Theoderich Hagn – Croix gammée.

Beaucoup de personnes trouveront peut-être étrange le fait que cet emblème hitlérien ait souvent un cadre religieux. La signification de ce symbole est religieuse plutôt que politique. C’est ce qui ressortira de plus en plus nettement à mesure que nous retracerons l’histoire de la croix gammée.

Les églises de la chrétienté et la croix gammée

Dans la basilique de la Nativité à Bethléem, les dessins de la mosaïque de pavement comprennent la croix gammée. Dans son ouvrage Vom Hakenkreuz (Concernant la croix gammée), Joerg Lechler reproduit beaucoup de représentations de ces croix qui ornent les églises de la chrétienté.

Ce livre contient entre autres images celle d’une “nappe de carême” de Heiligengrabe, en Allemagne. Le vêtement du Christ représenté dans cette image est couvert de croix gammées.

Cette croix figure aussi sur la nappe d’autel de l’église Sainte-Marie-des-Champs de Soest, également en Allemagne. Elle orne la statue en bronze de l’évêque Bocholt de Lübeck, et plusieurs pièces de monnaie médiévales des diocèses catholiques de Mayence, de Halberstadt et de l’évêque Heinrich d’Erfurt (1140 à 1150).
Dans un tableau d’une église de Dalby (en Suède méridionale), l’agneau qui représente Jésus-Christ porte une croix gammée au lieu de la croix classique. La cloche de l’église d’Utterslev (Danemark) est ornée aussi de cette croix.

Croix gammée dans la Cathédrale Notre Dame à amiens

Le Svastika (croix gammée) dans le dallage de la cathédrale d’Amiens.

On peut se demander toutefois à qui les églises de la chrétienté ont emprunté ce symbole. Nous ne nous étonnerons pas d’apprendre que la croix gammée, comme beaucoup d’autres symboles religieux, a une origine païenne.

Les premiers chrétiens

D’ailleurs, les premiers chrétiens refusaient de se servir de tels symboles, comme en témoigne la citation suivante :

Quant à la question des croix : nous ne les adorons, ni ne les désirons. Mais peut-être que vous qui consacrez des dieux de bois, vous adorez les croix de bois comme des parties de vos dieux. Vos enseignes, d’ailleurs, vos étendards, les bannières de vos armées ne sont-elles autre chose que des croix dorées et ornées ? Les trophées que vous élevez, quand vous êtes victorieux représentent non seulement une simple croix, mais même un homme fixé à cette croix. —Minucius Felix.

La croix gammée n’a donc pas son origine dans le christianisme primitif, mais dans les religions païennes. Voyons quelle était la signification de cet emblème ancien.

Symbole de la fécondité et de la vie

Dans la région du bas Danube (l’ancienne Dacie ou Roumanie actuelle), on a découvert des vases de terre cuite ornés de croix gammées.

Le même symbole figure sur des objets mis au jour lors des fouilles de Troie, ancienne ville d’Asie Mineure.
À l’époque où la croix gammée a fait son apparition à Troie et en Dacie, les figurines utilisées dans le culte de la fécondité commençaient à être d’usage courant. Très souvent, elles sont presque identiques à celles du Moyen-Orient. La croix gammée est située sur le corps des figurines féminines de Troie de façon à indiquer qu’il s’agit d’un symbole de la fécondité et de la vie.

La croix gammée figure également sur des bijoux en or trouvés dans la nécropole de Mycènes, en Grèce, ainsi que sur des pièces de monnaie. Le motif d’un vase athénien représentant un enterrement comporte trois croix gammées situées au-dessus du cheval qui tire le corbillard. Des statuettes de déesses de la fécondité découvertes dans certains tombeaux portent ce symbole sur la gorge et la poitrine. La “maîtresse de la vie” (connue plus tard sous le nom d’Artémis) représentée sur un sarcophage, est entourée de croix gammées. Cet emblème était associé également au lotus et il ornait le vêtement d’Aphrodite, déesse grecque de l’amour appelée Vénus par les Romains. Par conséquent, à Troie et dans la région égéenne, la croix gammée est le symbole de la fécondité et de la vie.

Symbole de sagesse et d’amour au Japon

Dans la culture japonaise, la signification est différente. Il s’agit d’un « manji » bouddhiste, appelé svastika dans d’autres pays, qui symbolise la sagesse et l’énergie, ou encore l’amour et la compassion, selon le sens de rotation. Il peut aussi être utilisé pour noter le nombre 10 000 et, au Moyen-Age, de nombreux clans l’utilisaient dans leur blason familial.

C’est pourquoi certains Japonais ne sont pas prêts à abandonner ce signe traditionnel. Pour Makoto Watanabe, expert en communication à l’université Hokkaido Bunkyo, il ne faut pas cautionner le manque de connaissances des Occidentaux sur le pays qu’ils visitent.

« Je pense que ce serait une bonne chose que les étrangers voient ce symbole et se demandent ce qu’il signifie et d’où il vient. Cela permettrait également de se débarrasser de certaines impressions négatives associées à ce symbole. »

Le lieu d’origine de la croix gammée

En 1931, on a publié les résultats des fouilles effectuées dans la vallée de l’Indus, fleuve de l’Asie méridionale. Les archéologues ont découvert à Mohenjo-Daro et à Harappa des vestiges d’une culture hautement développée qui date d’une époque antérieure à notre ère. Les sceaux mis au jour sont ornés de symboles de nature religieuse et entre autres de croix gammées. On pense que ces sceaux datent du troisième siècle avant notre ère.
Les propos de M. Gordon Childe, éminent archéologue, concernant les croix gammées trouvées dans la vallée de l’Indus, sont intéressants. Il dit :

“La croix gammée et les croix classiques qui figurent sur nombre de sceaux et de plaques, étaient des symboles magiques et religieux en Babylonie et en Élam à l’époque la plus reculée.” New Light on the Most Ancient East, pages 184 et 185.

Conclusion

La croix gammée est donc originaire de Mésopotamie. Les représentations de ce symbole découvertes à Samarra, au nord de Bagdad, sur le Tigre, et dans les niveaux les plus profonds des fouilles faites à Suse, indiquent qu’il s’agit d’un emblème fort ancien en Mésopotamie. Il remonte en effet à Babylone, qui fut un centre religieux de première importance dans l’antiquité.

Il est vrai qu’au vingtième siècle la croix gammée est devenue un emblème politique. Cependant, l’homme qui l’a adoptée comme tel a fait connaissance avec ce symbole grâce à l’Église dont il était membre. C’est cette Église qui a signé un concordat avec lui après son accession au pouvoir et qui, par l’intermédiaire de son clergé, a prié pour ses armées pendant la guerre.

EdN.