Erick de Noailles

Erick de Noailles.

Auteur de poésies, Erick de Noailles est de descendance roumaine par sa grand mère Anna-Élisabeth de Noailles.

 

Page en préparation…

 

Quelques poèmes d’Érick de Noailles (pour vous faire patienter).

 

L’amour tendresse

Un beau jour on s’ouvre à la vie
Tout paraît beau et lumineux
On apprend chaque chose et chaque envie
Tout est neuf et merveilleux
On passe d’une vie solitaire et sans amis
Á la richesse extraordinaire d’une vie à deux
Et même si la vie se charge de nos envies
Même si le temps rend moins beau et lumineux
Il reste un amour fort, un attachement solide
Une tendresse infinie qu’on peut lire dans ses yeux

Erick de Noailles.

 

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La femme qui s’éveille

Dans le jour qui se lève,
Tu sors lentement de ton sommeil.
Tes yeux clairs qui s’éveillent,
Chassent le dernier de tes rêves.
Tu renais à la vie consciente,
Comme si tu redoutais mon absence !
Tu cherches de ta main hésitante,
La preuve encore chaude de ma présence.
Quand tes doigts se posent enfin sur moi,
Tu soupirs doucement sans vraiment savoir pourquoi,
Tu te sens si heureuse de me savoir près de toi.
Puis quand mes lèvres se posent sur les tiennes,
Comme la caresse du vent dans la plaine,
Tu sais qu’enfin le jour se lève,
Et tu sors doucement de ton sommeil
Erick De Noailles

 

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Le bonheur

Il est partout autour de toi
Dans un sourire dans une voix
Derrière un mot ou une phrase
Dans un sanglot dans une larme
Derrière un geste de tendresse
Ou dans un reste de tristesse
Il ne se calcule pas
Il ne se demande pas
Il se découvre un jour
Grandit avec l’amour
Et même s’il se vit discrètement
Il n’en est que plus éclatant
C’est dans toutes ces couleurs
Qu’on reconnaît le bonheur

Erick de Noailles

 

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Le beau matin

Dans la grisaille du matin, je regarde par la fenêtre
Le regard embrumé de sommeil, tournant la manivelle
Je suis, absent, le lent mouvement de la persienne
Les yeux portant au loin, au-delà de ce qui paraît être
Je devine la nature, qui semble endormie et blême.
 
Cet arbre qui s’agite lentement sous la brise du matin
Comme si, lui aussi s’étonnait de voir bouger quelqu’un,
La grande cour vide, comme une autoroute sans fin
Au milieu d’un immense et solitaire désert de sable fin
S’étire paresseuse, et semble disparaître dans le lointain
 
Tous ces chênes qui l’entourent, puissants et tranquilles
Donnent l’impression de menacer quiconque oserait venir
Troubler le calme et la quiétude de ce moment paisible.
Sous la caresse du vent matinal, ils frissonnent eux aussi.
Aucun son, aucun bruit, la vie semble encore endormie.
 
Soudain un oiseau chante, un autre s’envole brusquement
Un coq dans le lointain, d’un cri hésitant, porté par le vent,
Semble avertir craintif, qu’un des plus grands évènements
Accompagnant la brise du matin, et en prenant son temps,
Prépare inexorablement le monde et son endormissement.
 
Brusquement, l’orient se teinte de rouge à travers les arbres
On les dirait s’embraser seuls au cœur d’une île de flammes.
Le soleil livre un combat victorieux contre les ténèbres du soir
De l’or glisse dans les chênes, quelques heures avant, blafards
Et au beau milieu du cercle de lumière, volent des ombres noires
 
Nuée frémissante, flottant au vent du matin, comme réanimée
Par la chaleur de l’astre lumineux, redonnant la vie au ciel d’été
Le battement de leurs ailes, comme alanguis par la nuit passée
Redevient vif et frétillant. Leurs petits cris de plaisir satisfaits
Redonnent au silence jusque là pesant, comme un air de gaieté
 
La vie paraît renaître en même temps que renaissent les couleurs
Les arbres s’agitent comme s’ils se remettaient à croire au bonheur
Dans la cour, quelques instants auparavant, sans vie et sans chaleur,
On peut voir s’envoler tous les oiseaux du parc, désormais sans peur.
Et… quelques secondes après… la nature sortit de sa torpeur…
 

Erick de Noailles.

 

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Le bonheur perdu

J’ai découvert sans l’avoir su, le bonheur
Il était là, tapi au fond de moi
Je l’avais en moi et je ne le savais pas
Je l’ai trouvé un jour sans savoir qui il était
Il est sorti si vite, comme un renard dans un fourré
Prudent comme un nouveau-né
Timide comme une jeune mariée
Je l’ai attrapé, et plus jamais lâché
J’avais trouvé, et je l’ai tu, le bonheur
Il a grandi en moi à l ‘age de l’innocence
De mes moments de joie, il en était l’essence
Il me faisait rire, sourire, prendre goût à la vie
Et si parfois l’envie me prenait de partir
Il m’aidait en partie à croire en l’avenir
J’ai toujours su au fond que je n’étais jamais seul
Qu’une sorte d’ambition, m’aidait à franchir quelques seuils
J’étais guidé sans l’avoir vu, par mon bonheur
Partout comme un vrai compagnon il était près de moi
Et même dans l’abandon il me donnait la joie
Il était le bouffon et moi j’étais le roi
Dans ces moments, la solitude n’existait pas
Je respirais la vie à plein poumon
Rien ne troublait mon petit monde
Ma vie tourbillonnait en plein cœur d’une ronde
J’avais trouvé sans l’avoir cru, le bonheur
Mais, dans les espoirs de mon enfance
Dans l’innocence de mon passé
Dans le trou noir de mes absences
Dans le silence de mes pensées
Et la souffrance d’un cœur brisé
Après avoir si longtemps cherché
J’ai par malheur perdu, mon bonheur.

Erick de Noailles

 


 

À la mémoire de…

 

La memoire

La mémoire.

Pendant des années, tu m’as permis de m’évader

Toute ma vie, j’ai senti ta présence à mon côté

Pour ressentir la joie, je faisais appel à toi

Dans mes moments de tristesse, tu étais encore là

Tu savais doser ma peine et mon fardeau trop lourd.

Changer ma gêne en un instant très court

À aucun moment je n’ai pris conscience que sans toi

Ce serait difficile, terrible et dur pour moi. Lire la suite