Écriture cunéiforme

Écriture cunéiforme.

L’écriture

A quoi sert l’écriture

L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l’inscription de signes sur des supports variés. C’est une forme de technologie qui s’appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes additionnelles liées au système de graphies propres à chaque culture.

Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l’écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’histoire.

Dans l’Égypte antique et en Mésopotamie, l’écriture a pu évoluer pour l’élaboration des calendriers et la nécessité politique de consigner les événements historiques et environnementaux.

Ainsi, l’écriture a joué un rôle dans la conservation de l’Histoire, la diffusion de la connaissance et la formation du système juridique.

Le résultat de l’écriture est généralement un texte dont le destinataire est le lecteur.

Première écriture

Le sumérien semble être la plus ancienne langue écrite connue (IVe et IIIe millénaires av. J.-C.), sous une forme d’écriture appelée le cunéiforme. Cette écriture a été plus tard reprise pour l’akkadien, l’ougaritique, l’amorrite et l’élamite, ainsi que par les rois égyptiens qui voulaient communiquer avec leurs provinces du Proche-Orient et les rois mésopotamiens.

Art litéraire – La poésie

La poésie est un genre littéraire très ancien, aux formes variées, écrites généralement en vers mais qui admettent aussi la prose, et qui privilégient l’expressivité de la forme, les mots disant plus qu’eux-mêmes par leur choix (sens et sonorités) et leur agencement (rythmes, métrique, figures de style). Sa définition se révèle difficile et varie selon les époques, au point que chaque siècle a pu lui trouver une fonction et une expression différente, à quoi s’ajoute l’approche propre à la personnalité de chaque poète.

Poésie s’écrivait jusqu’en 1878 poësie (le tréma marquait une disjonction entre les voyelles o et e). Le terme « poésie » et ses dérivés « poète », « poème » viennent du grec ancien ποίησις (poiesis), le verbe ποιεῖν (poiein) signifiant « faire, créer » : le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives, ce que révèlent aussi les termes du Moyen Âge trouvère et troubadour. Le poète, héritier d’une longue tradition orale, privilégie la musicalité et le rythme, d’où, dans la plupart des textes poétiques, le recours à une forme versifiée qui confère de la densité à la langue. Le poète recherche aussi l’expressivité par le poids accordé aux mots comme par l’utilisation des figures de style et au premier chef des images et des figures d’analogie, recherchées pour leur force suggestive.

Le bonheur perdu

 

J’ai découvert sans l’avoir su, mon bonheur

Il était là, tapi au fond de moi

Je l’avais en moi et je ne le savais pas

Je l’ai trouvé un jour sans savoir qui il était

Il est sorti si vite, comme un renard dans un fourré

Prudent comme un nouveau-né

Timide comme une jeune mariée

Je l’ai attrapé, et plus jamais lâché

J’avais trouvé, et je l’ai tu, mon bonheur

Il a grandi en moi à l ‘age de l’innocence

De mes moments de joie, il en était l’essence

Il me faisait rire, sourire, prendre goût à la vie

Et si parfois l’envie me prenait de partir

Il m’aidait en partie à croire en l’avenir

J’ai toujours su au fond que je n’étais jamais seul

Qu’une sorte d’ambition, m’aidait à franchir quelques seuils

J’étais guidé sans l’avoir vu, par mon bonheur

Partout comme un vrai compagnon il était près de moi

Et même dans l’abandon il me donnait la joie

Il était le bouffon et moi j’étais le roi

Dans ces moments, la solitude n’existait pas

Je respirais la vie à plein poumon

Rien ne troublait mon petit monde

Ma vie tourbillonnait en plein cœur d’une ronde

J’avais trouvé sans l’avoir cru, mon bonheur

Mais, dans les espoirs de mon enfance

Dans l’innocence de mon passé

Dans le trou noir de mes absences

Dans le silence de mes pensées

Et la souffrance d’un cœur brisé

Après avoir si longtemps cherché

J’ai par malheur perdu, mon bonheur.

 

Erick de Noailles.

Le beau matin

 

Dans la grisaille du matin, je regardais par la fenêtre

Le regard embrumé de sommeil, tournant la manivelle

J’étais absent, le lent mouvement de la persienne

Les yeux portant au loin, au-delà de ce qui paraît être

Je devinais la nature, qui semblait endormie et blême.

 

Cet arbre qui s’agite lentement sous la brise du matin

Comme si, lui aussi s’étonnait de voir bouger quelqu’un,

La grande cour vide, comme une autoroute sans fin

Au milieu d’un immense et solitaire désert de sable fin

S’étire paresseuse, et semble disparaître dans le lointain

 

Tous ces chênes qui l’entourent, puissants et tranquilles

Donnent l’impression de menacer quiconque oserait venir

Troubler le calme et la quiétude de ce moment paisible.

 Sous la caresse du vent matinal, ils frissonnent eux aussi.

Aucun son, aucun bruit, la vie semble encore endormie.

 

Soudain un oiseau chante, un autre s’envole brusquement

Un coq dans le lointain, d’un cri hésitant, porté par le vent,

 Semble avertir craintif, qu’un des plus grands évènements

Accompagnant la brise du matin, et en prenant son temps,

Prépare inexorablement le monde et son endormissement.

 

Brusquement, l’orient se teinte de rouge à travers les arbres

On les dirait s’embraser seuls au cœur d’une île de flammes.

Le soleil livre un combat victorieux contre les ténèbres du soir

De l’or glisse dans les chênes, quelques heures avant, blafards

Et au beau milieu du cercle de lumière, volent des ombres noires

 

Nuée frémissante, flottant au vent du matin, comme réanimée

Par la chaleur de l’astre lumineux, redonnant la vie au ciel d’été

Le battement de leurs ailes, comme alanguis par la nuit passée

Redevient vif et frétillant. Leurs petits cris de plaisir satisfaits

Redonnent au silence jusque là pesant, comme un air de gaieté

 

La vie paraît renaître en même temps que renaissent les couleurs

Les arbres s’agitent comme s’ils se remettaient à croire au bonheur

Dans la cour, quelques instants auparavant, sans vie et sans chaleur,

On peut voir s’envoler tous les oiseaux du parc, désormais sans peur.

Et… quelques secondes après… la nature sortit de sa torpeur…

 

Erick de Noailles.

Le bonheur

 

Il est partout autour de toi.

Dans un sourire dans une voix.

Derrière un mot ou une phrase.

Dans un sanglot, dans une larme.

Derrière un geste de tendresse.

Ou dans un reste de tristesse.

Il ne se calcule pas.

Il ne se demande pas.

Il se découvre un jour.

Grandit avec l’amour.

Et même s’il se vit discrètement.

Il n’en est que plus éclatant.

C’est dans toutes ces couleurs.

Qu’on reconnaît le bonheur.

 

Erick de Noailles.

L’amour tendresse

 

Un beau jour on s’ouvre à la vie

Tout paraît beau et lumineux

On apprend chaque chose et chaque envie

Tout est neuf et merveilleux

On passe d’une vie solitaire et sans amis

À la richesse extraordinaire d’une vie à deux

Et même si la vie se charge de nos envies

Même si le temps rend moins beau et lumineux

Il reste un amour fort, un attachement solide

Une tendresse infinie qu’on peut lire dans ses yeux

 

Erick de Noailles.

Je t’aime

(Acrostiche d’Erick de Noailles)

 

J’aimerais voir dormir mon ange

Et m’asseoir sur le bord de son lit

Trouver en elle ce doux mélange

Amour, tendresse et désir

Immortaliser ses yeux endormis

Merveille de perfection et de pureté

Et murmurer doucement à son côté

    Je t’aime chérie !

 

Erick de Noailles.

Aimer, c’est de ne mentir plus

(Poème d’Anna de Noailles)

Aimer, c’est de ne mentir plus.
Nulle ruse, n’est nécessaire
Quand le bras chaleureux enserre
Le corps fuyant qui nous a plu.

Crois à ma voix qui rêve et chante
Et qui construit ton paradis.
Saurais-tu que je suis méchante
Si je ne te l’avais pas dit ?
Lire la suite

Ma sirène, son altesse

(Poème d’Erick de Noailles)

Ma sirène

Dans le vaste océan de la vie, j’ai rencontré un soir, une sirène exceptionnelle,
Une figure de proue, si jolie, aussi belle qu’une image rare, que l’on admire sans gêne.
Elle semblait braver toutes les tempêtes, s’enfonçant au ras des mers, pour ressortir plus fière.
Aucune vague ne semblait la distraire, on la disait faite de fer, solide, tranquille et ferme. Lire la suite

Erick de Noailles

Erick de Noailles.

Auteur de poésies, Erick de Noailles (Erick François Maurice Anne de Noailles) est de descendance roumaine par sa grand mère Anna-Élisabeth de Noailles. Née au 40, rue Scheffer à Paris, Erick est le fils du comte de Noailles, lui-même fils d’Anna de Noailles la célèbre poétesse française.

Son père était Anne Jules Emmanuel Grégoire de Noailles, sa mère,  Hélène Catherine de Wendel. Il est comte de Noailles.

 

Quelques poèmes d’Érick de Noailles (pour vous faire patienter).

 

L’amour tendresse

Un beau jour on s’ouvre à la vie
Tout paraît beau et lumineux
On apprend chaque chose et chaque envie
Tout est neuf et merveilleux
On passe d’une vie solitaire et sans amis
Á la richesse extraordinaire d’une vie à deux
Et même si la vie se charge de nos envies
Même si le temps rend moins beau et lumineux
Il reste un amour fort, un attachement solide
Une tendresse infinie qu’on peut lire dans ses yeux

Erick de Noailles.

 

————————-

 

La femme qui s’éveille

Dans le jour qui se lève,
Tu sors lentement de ton sommeil.
Tes yeux clairs qui s’éveillent,
Chassent le dernier de tes rêves.
Tu renais à la vie consciente,
Comme si tu redoutais mon absence !
Tu cherches de ta main hésitante,
La preuve encore chaude de ma présence.
Quand tes doigts se posent enfin sur moi,
Tu soupirs doucement sans vraiment savoir pourquoi,
Tu te sens si heureuse de me savoir près de toi.
Puis quand mes lèvres se posent sur les tiennes,
Comme la caresse du vent dans la plaine,
Tu sais qu’enfin le jour se lève,
Et tu sors doucement de ton sommeil
Erick De Noailles

 

————————-

Le bonheur

Il est partout autour de toi
Dans un sourire dans une voix
Derrière un mot ou une phrase
Dans un sanglot dans une larme
Derrière un geste de tendresse
Ou dans un reste de tristesse
Il ne se calcule pas
Il ne se demande pas
Il se découvre un jour
Grandit avec l’amour
Et même s’il se vit discrètement
Il n’en est que plus éclatant
C’est dans toutes ces couleurs
Qu’on reconnaît le bonheur

Erick de Noailles

 

————————-

 

Le beau matin

Dans la grisaille du matin, je regarde par la fenêtre
Le regard embrumé de sommeil, tournant la manivelle
Je suis, absent, le lent mouvement de la persienne
Les yeux portant au loin, au-delà de ce qui paraît être
Je devine la nature, qui semble endormie et blême.
 
Cet arbre qui s’agite lentement sous la brise du matin
Comme si, lui aussi s’étonnait de voir bouger quelqu’un,
La grande cour vide, comme une autoroute sans fin
Au milieu d’un immense et solitaire désert de sable fin
S’étire paresseuse, et semble disparaître dans le lointain
 
Tous ces chênes qui l’entourent, puissants et tranquilles
Donnent l’impression de menacer quiconque oserait venir
Troubler le calme et la quiétude de ce moment paisible.
Sous la caresse du vent matinal, ils frissonnent eux aussi.
Aucun son, aucun bruit, la vie semble encore endormie.
 
Soudain un oiseau chante, un autre s’envole brusquement
Un coq dans le lointain, d’un cri hésitant, porté par le vent,
Semble avertir craintif, qu’un des plus grands évènements
Accompagnant la brise du matin, et en prenant son temps,
Prépare inexorablement le monde et son endormissement.
 
Brusquement, l’orient se teinte de rouge à travers les arbres
On les dirait s’embraser seuls au cœur d’une île de flammes.
Le soleil livre un combat victorieux contre les ténèbres du soir
De l’or glisse dans les chênes, quelques heures avant, blafards
Et au beau milieu du cercle de lumière, volent des ombres noires
 
Nuée frémissante, flottant au vent du matin, comme réanimée
Par la chaleur de l’astre lumineux, redonnant la vie au ciel d’été
Le battement de leurs ailes, comme alanguis par la nuit passée
Redevient vif et frétillant. Leurs petits cris de plaisir satisfaits
Redonnent au silence jusque là pesant, comme un air de gaieté
 
La vie paraît renaître en même temps que renaissent les couleurs
Les arbres s’agitent comme s’ils se remettaient à croire au bonheur
Dans la cour, quelques instants auparavant, sans vie et sans chaleur,
On peut voir s’envoler tous les oiseaux du parc, désormais sans peur.
Et… quelques secondes après… la nature sortit de sa torpeur…
 

Erick de Noailles.

 

————————-

Le bonheur perdu

J’ai découvert sans l’avoir su, le bonheur
Il était là, tapi au fond de moi
Je l’avais en moi et je ne le savais pas
Je l’ai trouvé un jour sans savoir qui il était
Il est sorti si vite, comme un renard dans un fourré
Prudent comme un nouveau-né
Timide comme une jeune mariée
Je l’ai attrapé, et plus jamais lâché
J’avais trouvé, et je l’ai tu, le bonheur
Il a grandi en moi à l ‘age de l’innocence
De mes moments de joie, il en était l’essence
Il me faisait rire, sourire, prendre goût à la vie
Et si parfois l’envie me prenait de partir
Il m’aidait en partie à croire en l’avenir
J’ai toujours su au fond que je n’étais jamais seul
Qu’une sorte d’ambition, m’aidait à franchir quelques seuils
J’étais guidé sans l’avoir vu, par mon bonheur
Partout comme un vrai compagnon il était près de moi
Et même dans l’abandon il me donnait la joie
Il était le bouffon et moi j’étais le roi
Dans ces moments, la solitude n’existait pas
Je respirais la vie à plein poumon
Rien ne troublait mon petit monde
Ma vie tourbillonnait en plein cœur d’une ronde
J’avais trouvé sans l’avoir cru, le bonheur
Mais, dans les espoirs de mon enfance
Dans l’innocence de mon passé
Dans le trou noir de mes absences
Dans le silence de mes pensées
Et la souffrance d’un cœur brisé
Après avoir si longtemps cherché
J’ai par malheur perdu, mon bonheur.

Erick de Noailles

 


 

À la mémoire de…

 

La memoire

La mémoire.

Pendant des années, tu m’as permis de m’évader

Toute ma vie, j’ai senti ta présence à mon côté

Pour ressentir la joie, je faisais appel à toi

Dans mes moments de tristesse, tu étais encore là

Tu savais doser ma peine et mon fardeau trop lourd.

Changer ma gêne en un instant très court

À aucun moment je n’ai pris conscience que sans toi

Ce serait difficile, terrible et dur pour moi. Lire la suite

 


 

Écriture cunéiforme

Écriture cunéiforme.

L’écriture

L’écriture transporte d’un sens à l’autre la pensée. La parole communique la pensée de la bouche à l’oreille par le son. L’écriture saisit le son insaisissable au passage, le transforme en signes ou en lettres. Finalement elle communique ainsi la pensée de la main aux yeux.

Les hiéroglyphes

Le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, que Champollion réalisa en 1822 après des siècles d’essais infructueux, a bouleversé la conception que l’Occident se faisait jusqu’alors de l’écriture. Non seulement ces figures pittoresques que l’on interprétait par tradition comme des symboles ou des copies réalistes se révélaient être des signes, mais on leur découvrait aussi une faculté qui semblait depuis toujours réservée en propre à l’alphabet, la transcription phonétique des mots. Le dessin d’une bouche pouvait se lire « bouche », mais il notait également le son r, le dessin d’une chouette le m, celui d’une caille le wJean-François Champollion dit Champollion le Jeune, né le à Figeac (Lot) et mort le à Paris. C’était un égyptologue français. passionné par l’Égypte. Premier à déchiffrer les hiéroglyphes, Champollion est considéré comme le père de l’égyptologie. Il disait de lui-même : « Je suis tout à l’Égypte, elle est tout pour moi ».

L’utilité de l’écriture

Lorsque les sociétés humaines ont émergé, le développement de l’écriture a été dicté par des exigences pragmatiques telles que l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’historique. Vers le IVe millénaire avant notre ère, la complexité du commerce et de l’administration en Mésopotamie a dépassé la mémoire humaine et l’écriture est devenue un moyen plus fiable d’enregistrer et de présenter les transactions de manière permanente. En Égypte ancienne et en Amérique centrale , l’écriture peut avoir évolué à travers un calendrier et une nécessité politique pour l’enregistrement d’événements historiques et environnementaux.

L’écriture est un moyen de communication humaine qui représente le langage et les émotions avec des signes et des symboles. Dans la plupart des langues, l’écriture est un complément à la parole ou à la langue parlée . L’écriture n’est pas une langue, mais un outil permettant de faire lire les langues. Dans un système langagier, l’écriture repose sur plusieurs des mêmes structures que la parole, telles que le vocabulaire , la grammaire et la sémantique , auxquelles s’ajoute la dépendance d’un système de signes ou de symboles. Le résultat de l’écriture est appelé texte et le destinataire du texte est appelé lecteur . Les motivations pour écrire comprennent la publication , la narration , la correspondance, la tenue de dossiers et le journal . L’écriture a joué un rôle déterminant dans la préservation de l’ histoire , la préservation de la culture , la diffusion des connaissances par le biais des médias et la formation de systèmes juridiques.

Poésie Charlie Chaplin

Poésie Charlie Chaplin.

L’écriture artistique

L’écriture élevée à la position de réalisation artistique se partage en plusieurs domaines. Elle peut donner des romans, des livres, des synoptiques ou des récits. Et il y a le domaine particulier de la poésie. C’est l’art de créer des textes, dit poèmes, qui évoquent fortement des impressions, des émotions, etc…  Mais aussi l’ensemble des poèmes sert à exprimer quelque chose grâce :

  • Au rythme des mots (la « musique des mots ») ;
  • À des vers : alexandrins, etc. ; ou à la prose ;
  • Ou à l’harmonie des mots (combinaisons de sons, d’accents pour rendre un texte agréable à entendre) ;
  • Et même à des allitérations (répétitions d’une consonne), assonances (répétitions d’une voyelle), des rimes (répétitions d’un son en fin de vers)…
  • Puis à l’image des mots (représentations d’un objet, d’un être, d’un paysage, d’une idée par des figures de style) ;
  • Ou à des comparaisons ou des métaphores (modification du sens d’un mot pour exprimer une chose indirectement).

Caractéristiques de la poésie

La poésie a donc plusieurs caractéristiques :

  • texte court ;
  • art du langage ;
  • traduction de sentiments, d’émotions…
  • rimes ;
  • sonorités ;
  • figures de style.

Cependant, les poètes actuels n’utilisent souvent ni les rimes, ni les vers, ni une forme donnée comme un alexandrin ou un sonnet.

Vous pourrez trouver des poèmes sur ce site.

À la mémoire de…

(Poème d’Erick de Noailles)

(Insouciance)

Pendant des années, tu m’as permis de m’évader.
Toute ma vie, j’ai senti ta présence à mon côté.
Pour ressentir la joie, je faisais appel à toi.
Dans mes moments de tristesse, tu étais encore là. Lire la suite

Bittô

(Poème d’Anna de Noailles)

Le bourdonnant été, doré comme du miel
Parfumé de citrons, de résine et de menthe
Balance au vent sucré son rêve sensuel
Et baigne son visage au clair de l’eau dormante

Les pesants papillons ont alangui les fleurs
Le cytise odorant et la belle mélisse
Infusent doucement dans la grande chaleur
Le soleil joue et luit sur les écorces lisses Lire la suite

Auteurs de poésies

 

Poésies d’Anna de Noailles (1876-1933)

 

Poésies - Anna de Noailles

Anna de Noailles.

Qui était-elle ?

D’origine gréco-roumaine, Anna de Noailles est née à Paris, où elle vécut de 1876 jusqu’à sa mort, en 1933.

Anna de Noailles composa :

  • Neuf recueils de poèmes.
  • Trois romans (dont le savoureux Visage émerveillé, en 1904).
  • Un livre combinant histoires courtes et méditations sur les relations hommes-femmes (Les Innocentes, ou La Sagesse des femmes, 1923).
  • Un recueil de proses poétiques (Exactitudes, 1930).
  • Et une autobiographie couvrant son enfance et son adolescence (Le Livre de ma vie, 1932).

Distinctions

Anna de Noailles fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions publiques. Des jugements critiques ultérieurs confirment que cette reconnaissance était méritée. Reflétant la situation d’Anna de Noailles entre romantisme et modernisme, un écart entre forme et contenu caractérise sa poésie. En effet, des concepts et des images dynamiques s’efforcent de dissoudre une structure qui reste largement classique.

Elle s’engage dans un dialogue avec son héritage littéraire français tout en trouvant une source d’inspiration dans le paganisme grec. En puisant dans la pensée radicale de Nietzsche, Anna de Noailles est parvenue à construire une vision poétique originale. Son œuvre peut être décrite en termes dionysiens – extatique, sensuelle, érotique, ludique, quelquefois violente. Elle toujours marquée par un courant tragique qui devient plus manifeste vers la fin de sa vie.

A la nuit
Bittô
Dissuasion
Il fera longtemps clair ce soir
Il n’est pas un instant
L’ardeur
L’automne
L’empreinte
L’hiver
L’innocence
L’inquiet désir
L’offrande à la nature
L’orgueil
La chaude chanson
La cité natale
La conscience
La jeunesse
La journée heureuse
La mort dit à l’homme…
La mort fervente
La nuit, lorsque je dors
La tristesse dans le parc
La vie profonde
Le baiser
Le cœur
Le jardin et la maison
Le pays
Le repos
Le temps de vivre
Le verger
Les parfums
Les paysages
Les rêves
Les saisons et l’amour
Ô lumineux matin
Paroles à la lune
Plainte
Soir d’été
Vivre, permanente surprise !
Voix intérieure
Vous êtes mort un soir

 

Poésies - ERICK de NOAILLES

Anna de Noailles (1876-1933)

 

Recueil de poésies - Anna de Noailles

Anna de Noailles.

Auteure de poésies, la comtesse Anna-Élisabeth de Noailles, née Bibesco Bassaraba de Brancovan, est aussi une romancière française. Elle est d’origine roumaine. Elle a compté pour bon nombre de personnage connu, voir célèbre. Née à Paris le elle meurt à Paris le .

Une famille et des poésies

Ses parents

Elle vit le jour au 22 boulevard de La Tour-Maubourg à Paris. Elle est descendante des familles de boyards Bibescu de Roumanie.

Son père :

Anna de Noailles est la fille d’un expatrié roumain âgé de 50 ans. Le prince Grégoire Bibesco Bassaraba de Brancovan. Lui-même fils du prince valaque Georges Bibesco (En roumain: Gheorghe Bibescu). Sa mère est la princesse Zoé Bassaraba de Brancovan (en roumain: Brâncoveanu). Elle a eu Anna à l’age d‡e 21 ans.

Sa mère :

Zoé Bassaraba de Brancovan est la pianiste grecque née à Constantinople Raluca Moussouros (ou Rachel Musurus). Paderewski lui a dédié nombre de ses compositions. Elle est la petite fille du prince Stéphane Bogoridi (né à Kotel, une ville du centre de la Bulgarie), homme d’État ottoman de haut rang. Après la guerre russo-turque de 1828-1829 et le traité d’Andrinople , il fut conseiller de Mahmud II , qui lui donna le titre de prince et le nomma gouverneur de l’île de Samos. Il ne visita Samos qu’une seule fois en 1839 et dirigea l’île depuis Istanbul . Bogoridi, qui a renommé la capitale de l’île Stefanopolis, était détesté par la population grecque locale en raison de son règne arbitraire. Les Samiens se révoltèrent contre lui en 1849 et le firent renvoyer par le sultan en 1850.

Sous Abdülmecid I , Bogoridi était membre du Conseil Tanzimat et conseiller impérial. Il obtint la permission d’Abdülmecid pour la construction d’une église orthodoxe bulgare à Istanbul. et fit don de sa maison à Fener (1849)

En 1849, il fit don de sa propriété, située au quartier du Phanarà de Constantinople (Fener), pour les besoins religieux de ses compatriotes. Le premier étage de la maison en bois de Stéphane Bogoridi fut transformé en une chapelle, inaugurée le 9 octobre 1849. Plus tard, elle donna lieu à une modeste église nommée « Saint Stéphane », saint protecteur du donateur Stéphane Bogoridi – et fut connue comme l’Église en bois. Le 25 juin 1890, un décret du Sultan autorise l’Exarchat bulgare à ériger une nouvelle église sur l’emplacement de l’église en bois. La première pierre est posée par l’Exarque Joseph Ier le 27 avril 1892. Le projet fut confié à l’architecte arménien Hovsep Aznavour, qui proposa une ossature de métal plus légère que le béton armé, le sol n’étant pas assez résistant. La société autrichienne R. Ph. Wagner remporta le concours international pour la fabrication des pièces préfabriquées de l’église. Ces pièces furent transportées à Istanbul par bateau en passant par le Danube et la mer Noire. L’assemblage prit un an et demi et fut terminé en 1896. De style néo-classique et néo-baroque, l’église est faite de structures d’acier recouvertes de plaques de tôle et de fonte, maintenues par des boulons et des soudures. Elle est richement décorée de fer forgé. L’intérieur venait aussi de Vienne – des colonnes corinthiennes, des anges, des motifs floraux soudés ou arrimés par des boulons. Le style de l’intérieur porte l’influence de l’Art nouveau, dont il est le premier exemple à Istanbul. L’iconostase orthodoxea été commandée en Russie, tout comme les six cloches. La consécration solennelle de la nouvelle église en fer dédiée à Saint Stéphane a lieu le 8 septembre 1898 par l’Exharque Joseph Ier. La construction a bénéficié de l’expérience des églises de fer de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce type d’église transportable fut une invention britannique pour les colonies anglaises éloignées comme l’Australie. Dans sa cour se trouvent les tombeaux des militants religieux bulgares Ilarion Makariopolski, Avxenti Velechki, Melati Velechki et Paissï de Plovdiv.

Sa tante :

La princesse Hélène Bibesco, a joué un rôle actif dans la vie artistique parisienne. De la fin du XIXe siècle jusqu’à sa mort en 1902. Anna de Noailles est la cousine germaine des princes Emmanuel et Antoine Bibesco, amis intimes de Proust.

Avec son frère aîné Constantin et sa sœur cadette Hélène, Anna de Brancovan mène une vie privilégiée.

Son enfance

Elle reçoit son instruction presque entièrement au foyer familial, parle l’anglais et l’allemand en plus du français et a une éducation tournée vers les arts, particulièrement la musique et les poésies. La famille passe l’hiver à Paris et le reste de l’année dans sa propriété, la Villa Bassaraba à Amphion, près d’Évian sur la rive sud du lac Léman.

Les poésies d’Anna de Noailles porteront plus tard témoignage de sa préférence pour la beauté tranquille et l’exubérance de la nature des bords du lac sur l’environnement urbain dans lequel elle devra par la suite passer sa vie. Elle a écrit plus tard quelques poésies à ce sujet.

Recueil de poésies - La contesse Anna de Noailles

La contesse Anna de Noailles.

Son mariage

Le 17 août 1897 Anne-Élisabeth, dite Anna, épouse à l’âge de 19 ans le comte Mathieu de Noailles (1873-1942), quatrième fils du septième duc de Noailles. Le couple, qui fait partie de la haute société parisienne de l’époque, aura un fils, le comte Anne Jules (1900-1979) et un petit fils, le comte Erick (1956).

Sa vie

Anna de Noailles fut la muse et entretint une liaison avec Henri Franck normalien et auteur de poésies patriote proche de Maurice Barrès, frère de Lisette de Brinon et cousin d’Emmanuel Berl, mort de tuberculose à 24 ans en 1912.

Elle fut également rendue responsable du suicide, en 1909, du jeune Charles Demange, un neveu de Maurice Barrès qui souffrait pour elle d’une passion dévorante qu’elle ne partageait pas.

Au début du XXe siècle, son salon de l’avenue Hoche attire l’élite intellectuelle, littéraire et artistique de l’époque parmi lesquels Edmond Rostand, Francis Jammes, Paul Claudel, Colette, André Gide, Maurice Barrès, René Benjamin, Frédéric Mistral, Robert de Montesquiou, Paul Valéry, Jean Cocteau, Léon Daudet, Pierre Loti, Paul Hervieu, l’abbé Mugnier ou encore Max Jacob, Robert Vallery-Radot et François Mauriac. C’est également une amie de Georges Clemenceau.

En 1904, avec d’autres femmes, parmi lesquelles Jane Dieulafoy, Julia Daudet, Daniel Lesueur, Séverine et Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, elle crée le prix « Vie Heureuse », issu de la revue La Vie heureuse, qui deviendra en 1922 le prix Fémina, récompensant la meilleure œuvre française écrite en prose ou le meilleur recueil de poésies. Elle en est la présidente la première année, et laisse sa place l’année suivante à Jane Dieulafoy.

Sa mort

Tombe d'Anna de Noailles - cimetière du père Lachaise à Paris

Tombe d’Anna de Noailles – Cimetière du Père Lachaise à Paris.

Elle meurt en 1933 dans son appartement du 40 rue Scheffer (avant 1910, elle habitait au 109 avenue Henri-Martin) et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise à Paris, mais son cœur repose dans l’urne placée au centre du temple du parc de son ancien domaine d’Amphion-les-Bains.

Ses titres honorifiques

Elle fut la première femme commandeur de la Légion d’honneur ; la première femme reçue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (au fauteuil 33 ; lui ont succédé Colette et Cocteau).

Elle était aussi membre de l’Académie roumaine. En 1902, elle reçoit le prix Archon-Despérouses. En 1920, son premier recueil de poèmes (Le Cœur innombrable) est couronné par l’Académie française. Durant l’année 1921, elle en reçoit le Grand prix de littérature. Plus tard, l’Académie française créera un prix en son honneur.

Elle a été décorée de l’ordre du Sauveur de Grèce et de Pologne.

Son œuvre, ses poésies

Anna de Noailles a écrit :

Trois romans :

  • La Nouvelle Espérance (1903)
  • Le Visage émerveillé (1904)
  • La Domination (1905)

Une autobiographie :

Le Livre de ma vie (1932)

Un grand nombre de poésies :

  • Le Cœur innombrable (1901)
  • L’Ombre des jours (1902)
  • Les Éblouissements (1907)
  • De la rive d’Europe à la rive d’Asie (1913)
  • Les Forces éternelles (1920)
  • Poème de l’amour (1924)
  • Passions et Vanités (1926)
  • L’Honneur de souffrir (1927)
  • Exactitudes (Grasset, 1930)
  • Choix de poésies, Fasquelle (1930)
  • Derniers Vers (1933)
  • Les Vivants et les Morts (1913)
  • Poèmes d’enfance (1929)
  • Les Innocentes, ou la Sagesse des femmes (1923)

Son lyrisme passionné s’exalte dans une œuvre de poésies qui développe, d’une manière très personnelle, les grands thèmes de l’amour, de la nature et de la mort.

Témoignages de contemporains

« Impossible de rien noter de la conversation. Mme de Noailles parle avec une volubilité prodigieuse ; les phrases se pressent sur ses lèvres, s’y écrasent, s’y confondent ; elle en dit trois, quatre à la fois. Cela fait une très savoureuse compote d’idées, de sensations, d’images, un tutti-frutti accompagné de gestes de mains et de bras, d’yeux surtout qu’elle lance au ciel dans une pâmoison pas trop feinte, mais plutôt trop encouragée. (…) Il faudrait beaucoup se raidir pour ne pas tomber sous le charme de cette extraordinaire poétesse au cerveau bouillant et au sang froid. »

André Gide, Journal, 20 janvier 1910, Gallimard (Folio : Une anthologie), 1951/2012, p. 109-110.

« Mme Mathieu de Noailles aime les approbations (…) Elle voudrait la croix, l’Arc de Triomphe, être Napoléon. C’est l’hypertrophie du moi. Mais elle est le déchaînement, aurait dû vivre à l’époque alexandrine, byzantine. c’est une fin de race. De plus elle voudrait être aimée de tous les hommes qui aiment d’autres femmes qu’elle (…), elle aurait dû épouser le soleil, le vent, un élément. »

Abbé Mugnier, Journal, 24 novembre 1908 – Mercure de France, coll. « Le Temps retrouvé », 1985, p. 174

« Achevé le roman : Le Visage émerveillé (…) pour la forme, il y a là du nouveau, des instantanés, et des inattendus. Des sensations qui deviennent des sentiments. Des couleurs, des saveurs, des odeurs prêtées à ce qui n’en avait pas jusqu’ici. Mme de Noailles a renchéri sur Saint-François d’Assise : elle se penche encore plus bas, elle dit au melon blanc :  » Vous êtes mon frère », à la framboise,  » Vous êtes ma sœur » ! Et il y a encore et surtout des joies subites, des désirs qui brûlent, de l’infini dans la limite… »

Abbé Mugnier, Journal, 1er décembre 1910, p. 197

« Le poète des Éblouissements était au lit, dans une chambre sans luxe (…) Une volubilité d’esprit et de paroles qui ne me permettait pas toujours de la suivre (…) Elle m’a dit combien elle aimait Michelet, l’idole préférée, admire Victor Hugo, aime moins Lamartine, admire Voltaire, Rousseau, préfère George Sand à Musset (…) Aujourd’hui, elle n’a plus de vanité (…) Même ses vers les plus lyriques sur le soleil, elle les écrivait avec le désir de la mort. Elle n’était pas joyeuse… Très amusantes anecdotes sur la belle-mère, à Champlâtreux, contées avec un esprit voltairien (…) Elle avait pensé à cette chapelle en écrivant le Visage émerveillé. Elle a écrit sur la Sicile des vers encore inédits (…) à l’intelligence, elle préfère encore la bonté ». »

Abbé Mugnier, Journal, 2 décembre 1910, p. 198 et 199

« Elle était plus intelligente, plus malicieuse que personne. Ce poète avait la sagacité psychologique d’un Marcel Proust, l’âpreté d’un Mirbeau, la cruelle netteté d’un Jules Renard. »

Jean Rostand, préface à Choix de poésies d’Anna de Noailles, 1960

« Sacha Guitry admirait infiniment Mme de Noailles, mais qui n’admirait pas Anna de Noailles ? C’était un personnage extraordinaire, qui avait l’air d’un petit perroquet noir toujours en colère, et qui ne laissait jamais placer un mot à personne. Elle recevait dans son lit, les gens se pressaient en foule dans sa ruelle […] et cela aurait pu être un dialogue étourdissant mais c’était un monologue bien plus étourdissant encore […] Sacha m’a dit d’elle : quand on l’entend monter l’escalier on a toujours l’impression qu’il y a deux personnes en train de se parler, et quand elle redescend, il semble qu’une foule s’éloigne. »

— Hervé Lauwick, Sacha Guitry et les femmes

« Elle surgit d’une porte-fenêtre, précédée d’une multitude de cousins multicolores comme dans un ballet russe. Et elle avait l’air d’une fée-oiselle condamnée par le maléfice d’un enchanteur à la pénible condition de femme (…). Il me semblait que si j’avais pu prononcer le mot magique, faire le geste prescrit, elle eût, recouvrant son plumage originel, volé tout droit dans l’arbre d’or où elle nichait, sans doute, depuis la création du monde (…). Elle ne m’écoutait pas. Il était rare qu’elle le fit. Malheureusement, elle n’avait pas besoin d’écouter pour comprendre. (…). Je reçus tout à coup, en pleine figure, ses énormes yeux, elle rit de toutes ses dents et me dit : « Comment pouvez-vous aimer les jeunes filles, ces petits monstres gros de tout le mal qu’ils feront pendant cinquante ans ? »

Emmanuel Berl, Sylvia, Gallimard, 1952, réédition 1994, p. 89-90

« Octave Mirbeau la ridiculise dans La 628-E8 (passage repris dans la Revue des Lettres et des Arts du 1er mai 1908), la montrant comme une « idole » entourée de « prêtresses » : « Nous avons en France, une femme, une poétesse, qui a des dons merveilleux, une sensibilité abondante et neuve, un jaillissement de source, qui a même un peu de génie… Comme nous serions fiers d’elle !… Comme elle serait émouvante, adorable, si elle pouvait rester une simple femme, et ne point accepter ce rôle burlesque d’idole que lui font jouer tant et de si insupportables petites perruches de salon ! Tenez ! la voici chez elle, toute blanche, toute vaporeuse, orientale, étendue nonchalamment sur des coussins… Des amies, j’allais dire des prêtresses, l’entourent, extasiées de la regarder et de lui parler.

L’une dit, en balançant une fleur à longue tige :

– Vous êtes plus sublime que Lamartine ! / — Oh !… oh !… fait la dame, avec de petits cris d’oiseau effarouché… Lamartine !… C’est trop !… C’est trop !

– Oui plus triste que Vigny ! / — Oh ! chérie !… chérie !… Vigny !… Est-ce possible ?

– Ou plus barbare que Leconte de Lisle… plus mystérieuse que Mæterlinck ! / — Taisez-vous !… Taisez-vous !

– Mais aussi plus universelle que Hugo ! / — Hugo !… Hugo !… Hugo !… Ne dites pas ça !… C’est le ciel !… c’est le ciel !

– Et encore plus divine que Beethoven !… / — Non… non… pas Beethoven… Beethoven !… Ah ! je vais mourir !

Presque pâmée, elle passe ses doigts longs, mols, onduleux, dans la chevelure de la prêtresse qui continue ses litanies, éperdue d’adoration. — Encore ! encore !… Dites encore ! » »

Octave Mirbeau, La 628-E8, 1907, réédition Éditions du Boucher, 2003, p. 400.

L’orientation de ce portrait est reprise par l’ambassadeur de France à Bucarest le comte de Saint-Aulaire, dans ses mémoires qui loin de louer ses recueil de poésies, la montre sans-gêne, prétentieuse et monopolisant la conversation.

Charles Maurras fait d’Anna de Noailles l’une des quatre femmes de lettres qu’il prend comme exemplaires du romantisme féminin dont il voit une résurgence à la fin du XIXe siècle, aux côtés de Renée Vivien, Marie de Régnier et Lucie Delarue-Mardrus. Ces qualités sont aussi vantées par les travaux de la critique littéraire antiféministe Marthe Borély.

Anna de Noailles des poésies pour la postérité

Les établissements d’enseignement suivants portent son nom :

Un square, le square Anna-de-Noailles, à Paris, dans le 16e arrondissement, porte son nom en sa mémoire.

Quelques poésies

d’Anna de Noailles

A la nuit
Bittô
Dissuasion
Il fera longtemps clair ce soir
Il n’est pas un instant
L’ardeur
L’automne
L’empreinte
L’hiver
L’innocence
L’inquiet désir
L’offrande à la nature
L’orgueil
La chaude chanson
La cité natale
La conscience
La jeunesse
La journée heureuse
La mort dit à l’homme…
La mort fervente
La nuit, lorsque je dors
La tristesse dans le parc
La vie profonde

Le baiser
Le cœur
Le jardin et la maison
Le pays
Le repos
Le temps de vivre
Le verger
Les parfums
Les paysages
Les rêves
Les saisons et l’amour
Ô lumineux matin
Paroles à la lune
Plainte
Soir d’été
Vivre, permanente surprise !
Voix intérieure
Vous êtes mort un soir

 

 

ERICK de NOAILLES

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Erick de Noailles

Erick de Noailles

Erick de Noailles.

D’origine française, Erick François de Noailles est née à Paris dans un hôtel particulier au 11 place des États-Unis. Vicomte de Noailles, il est le fils de Arthur Anne Marie Charles de Noailles prince de Poix, et de Madeleine-Marie-Isabelle Dubois de Courval. (1866-1900). Son arrière grand-mère est la poétesse Anna de Noailles.

Généalogie depuis Anna de Noailles

  • Mathieu de NoaillesAnna de Noailles.
  • Anne Jules Emmanuel Grégoire de NoaillesHélène Catherine de Wendel.
  • François Joseph Eugène Napoléon de NoaillesMadeleine-Marie-Isabelle Dubois de Courval.
    • Henri Antoine Marie de NoaillesMarie de La Rochefoucauld.
      • Philippe de Noailles (1922-2011), duc de Mouchy, prince-duc de Poix.
      • Philippine de Noailles (1925), qui épousa (1946) Jean-Louis Sébastien Hubert, marquis de Ganay (1922).
      • Sabine de Noailles (1931-2010), qui épousa (1953) Nicolas Wyrouboff (1915-2009), français libre et Compagnon de la Libération.
    • Arthur Anne Marie Charles de Noailles – Madeleine-Marie-Isabelle Dubois de Courval.
      • Laure de Noailles.
      • Nathalie de Noailles.
      • Erick François de Noailles.
    • Antoine Henri Alexis Marie de Noailles (né et mort en 1893)
    • Philippine Marie Cécile Douce de Noailles le prince Eugène II de Ligne (1893-1960).

Un poète

Comme sa grand-mère il est écrivain et poète. Son style est différent mais il a composé quelques petits chef-d’œuvre de littérature. Il est l’auteur de :

  • Neuf recueils de poèmes.
  • Deux romans.
  • Un livre d’histoire sur la noblesse française.
  • Et une autobiographie couvrant son enfance et son adolescence.

La poésie, de façon générale, est l’art de créer des textes, dit poèmes, qui évoquent fortement des impressions, des émotions, etc… C’est aussi l’ensemble des poèmes servant à exprimer quelque chose grâce au :

  • Rythme des mots (la « musique des mots ») ;
  • Des vers : alexandrins, etc. ; ou à la prose ;
  • L’harmonie des mots (combinaisons de sons, d’accents pour rendre un texte agréable à entendre) ;
  • Des allitérations (répétitions d’une consonne), assonances (répétitions d’une voyelle), des rimes (répétitions d’un son en fin de vers)…
  • L’image des mots (représentations d’un objet, d’un être, d’un paysage, d’une idée par des figures de style) ;
  • Des comparaisons ou des métaphores (modification du sens d’un mot pour exprimer une chose indirectement).

 

Quelques poésies d’Érick de Noailles

Je t’aime

L’amour tendresse

La femme qui s’éveille

Le bonheur

Le beau matin

Le bonheur perdu

À la mémoire de…

Combat contre la peine

Ma sirène, son altesse

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

À la nuit

(Poème d’Anna de Noailles)

Nuits où meurent l’azur, les bruits et les contours,
Où les vives clartés s’éteignent une à une,
Ô nuit, urne profonde où les cendres du jour
Descendent mollement et dansent à la lune,

Jardin d’épais ombrage, abri des corps déments,
Grand cœur en qui tout rêve et tout désir pénètre
Pour le repos charnel ou l’assouvissement,
Nuit pleine des sommeils et des fautes de l’être, Lire la suite