Combat contre la peine

Pour ma petite sœur des bois…

Quand tu auras de la peine, à ne plus savoir quoi faire,
Laisse les larmes s’écouler, laisse ton regard s’envoler.
Il te mènera sur la terre, voir au delà des frontières,
Comme le monde est beau, même si tu as le cœur gros.

Tu es né dans une ère, qui aura connue la guerre,
Laisse le temps et ses méfaits, oublier tous ces maux.
Lui aussi à sa manière, à des griffures solitaires,
Il soignera seul ses douleurs, doucement et sans un mot.

Tu souffres, tu désespères, sûr ton cœur n’est pas en pierre,
Tu penses souvent au passé, comme il est lourd à porter.
Tu auras connu naguère, bien des moments suicidaires,
Tu as connu des bourreaux, et parfois même des salauds.

Mais un jour, s’enfuit la peine, et tout paraît renaître,
Laisse le bonheur t’emporter, oublie les choses du passé.
Tu les oublieras sans peine, comme un gène héréditaire,
Ton âme comme dans un étau, respirera à nouveau.

Là, coulera dans tes veines, la force que tu possèdes,
Elle t’aidera à remonter, pour que tu puisses affronter,
Certains moments de tempête, inévitables en hiver,
Que tu peux prendre d’assaut, sans peur, comme un commando.

Cette force est dans ton être, il suffit qu’elle renaisse,
Laisse la se réveiller, laisse la te diriger.
Prends les choses de main de maître, dit non quand il faut le faire.
Tu es un grand oiseau, regarde les choses d’en haut.

Je ne serais plus là peut être, mais écoute mon conseil,
Surtout n’accepte jamais, même si l’on veut te pousser,
A faire une chose contraire, à ce que tu voudrais faire.
Il y a toujours des bourreaux, et toujours les mêmes salauds.

Erick de Noailles.